D'après tes partages sur ton expérience spirituelle de ces dix sept dernières années, il me semble que, tu as eu un éveil spirituel involontairement, dans le sens où tu n'a pas pratiqué un enseignement spécial tout au long de ta vie. Donc, c'est surtout le fruit de toutes tes incarnations qui ont abouti à ceci ?
Pour toi, quelle est la clé, vers l'éveil ? Car moi, j'ai touché un peu à tout et je suis souvent confronté à deux types de philosophies. Celle de la sagesse et celle de la connaissance. Il y a, d'un côté, l'évolution par la méditation, la non-pensée, et de l'autre, l'évolution par le questionnement, la pensée profonde, la philosophie occidentale, et j'ai l'impression que ces deux "styles" ne mènent pas forcement au même endroit, ou plutôt, à un degrés différent.
Et, lorsque je médite et que je me tourne vers l'aspect orientale, bouddhiste, je suis très serein dans mes actes, mais ce n'est pas pour autant que j'ai l'impression de progresser. Et, lorsque je suis tourné vers la philosophie, il y a plein de choses, au fil du temps, qui me sont révélés, à force de penser, penser, penser et aussi, TOUT remettre en question.
Je vois par exemple, en passant d'un ancien système de pensée à un autre, que mon ancien était illusoire. Je me dis, "mince, à l'époque j'étais comme ça, c'était pas la bonne voix".
Et donc, pour toi, quelle est la meilleure philosophie ? Car j'essaie de trouver le juste milieu entre penser intensément et méditer...
Réponse de Francis :
Tu poses une question en donnant en même temps la réponse.
Il est évident que je ne trouvais pas, il y a 17 ans, la spiritualité, mais que c'est elle qui me retrouvait. Je ne me suis pas éveillé, je me suis réveillé. J'ai retrouvé en 7 mois tous mes acquis antérieurs, d'où ce coté spectaculaire et surtout très rapide. J'ai d'ailleurs quelques années après, eu accès à ma dernière incarnation (je sais que c'est à la mode) avec preuves concrètes à l'appui. Ce que je peux te révéler et qui va dans le sens de ta question-réponse, c'est que j'ai fini cette vie, en Birmanie et que l'on m'appelait " Le sage sur la montagne". J'étais un prêtre bouddhiste (comme ton titre sur le forum). Que ceci reste entre nous, inutile d'en rajouter une couche sur le forum. J'essaie déjà de ne raconter que ce qui est "light" et surtout ce qui peut apporter quelque choses aux membres inscrits et également (on les oublie) aux simples visiteurs.
Par contre vous êtes nombreux à échanger, avec moi, par MP. La spiritualité par Internet....pourquoi pas ?
J'en viens à tes interrogations. J'ai tenu à bien te lire et surtout, n'ayant pas le même parcours, à bien y réfléchir, car je ne peux utiliser mon propre chemin pour t'indiquer le tien. Par contre je ressens bien ce que tu exprimes, surtout que tu y réponds déjà en grande partie.
Il n'y a pas une clef de l'éveil, il y a des clefs. Tu es dans le "juste milieu" entre la Connaissance, celle que l'on laisse venir à soi par le silence, la méditation, la contemplation, celle qui part de notre centre profond et vient en notre surface, lorsque l'on se rend disponible, par les "disciplines citées plus haut (nous avons dans notre partie "Divine", la mémoire de nos vies passées et encore plus loin la mémoire de l'univers. J'en parle dans un post, en citant la réflexion d'un Maitre intérieur - La mémoire universelle") et le savoir : ce que l'on apprend et que l'on emmagasine de l'extérieur vers l'intérieur.
Il n'y a pas un choix à faire entre les deux, mais juste un équilibre à trouver.
Je pense que le moment pour toi est venu de "Lâcher-prise".
C'est une étape immense et incontournable à celui qui veut et qui doit réaliser sa Métamorphose.
Le lâcher-prise dont je parle, n'est pas celui des salons de philosophie ou spiritualité, celui dont on parle beaucoup et trop souvent, ce n'est pas celui de certaines circonstances et de certains moments de disponibilité..............c'est le vrai, le seul, le DÉFINITIF.
C'est la remise des clefs au vrai Chauffeur du véhicule que nous sommes et qui "gesticule" dans la matière.
Plutôt que "lâcher-prise" je dirai " Confiance totale et inconditionnelle en son MI".
Attention ! Ce n'est pas un abandon de ses responsabilités, un abandon de la vie (courante), ce n'est pas un retrait de cette dimension..........au contraire c'est se mettre au Service de sa partie Divine.
Une renaissance suit cette petite "mort" et tout devient facile, évident, agréable, utile etc.
La Vie prend alors sa vraie dimension............son vrai Sens. On comprend alors pourquoi nous somme là et ce qu'On attend de nous se réalise tout seul, toujours au bon moment et toutes nos rencontres avec cette autre partie de nous même que sont les autres hommes, se font simplement et naturellement, tout comme notre rencontre à tout les deux. On peut même se permettre de devenir (je l'étais déjà avant mon réveil) un fainéant de la spiritualité : ne plus penser, ne plus réfléchir, simplement réaliser ce que l'On nous demande d'accomplir.
Je pense que tu es à cette étape très facile à entendre ou à lire, mais ô combien difficile à réaliser.
Je crois en toi et n'oublie jamais que "Tout est parfait".
Mes parents ont divorcé j’avais 1 an et je n’ai jamais connu mon père. Lorsque j’ai voulu retrouver sa trace à l’âge de 15 ans, il était mort depuis 1 an ! Décidément... Entre temps, étant devenue moi-même le cauchemar de ma mère en tant que fille de l’homme qui l’avait fait souffrir, je n’étais donc pas la bienvenue sur ses genoux. J’ai donc été ballotée de nourrice en nourrice et je ne voyais ma mère qu’une demie journée tous les 15 j.
Vers l’âge de 6 ans elle m’a mise en pension chez les parents de son 2ème mari en haute montagne. Ainsi, je ne la voyais plus qu’aux grandes vacances pour 3 semaines. J’ai donc vécu dans une nature splendide, propice à la méditation. La vie était très simple mais, quelque part ce fut un cadeau. En effet, j’ai appris très tôt les vraies valeurs et cela me sert encore aujourd’hui. Des jouets de noël, il n’y en avait pas. Je me souviens encore que je jouais « à la marchande » avec des vieilles boîtes de conserve (les temps ont bien changé) J’avais un amour infini pour mes petits moutons et mes petites chèvres qui me le rendaient bien. J’ai reçu une éducation très catho (catéchisme, messe, vêpres). Heureusement, le curé était très sympa, il venait jouer à la belotte à la maison avec sa bonne. Je n’ai jamais vu une seule maison fermée à clef, pour la bonne raison qu’il n’y avait pas de voleurs. C’est un bon départ pour démarrer dans l’innocence ! Ce sont pour moi des bons souvenirs. Je pouvais aussi rester des heures à contempler la beauté de la nature, écouter le bruit de l’eau du torrent dévaler la montagne, sentir le parfum des myrtilles, des fleurs sauvages, du blé, des sapins... Un vrai régal. Encore aujourd’hui, je ferme les yeux et hop je retrouve toutes les sensations.
J’ai donc appris très tôt, de façon naturelle de par mon côté contemplatif, à développer une vue « grand angle », une oreille et un odorat très affinés.
A l’âge de 15 ans, j’ai quitté la montagne pour venir poursuivre mes études à Paris. C’était donc le moment pour moi tant attendu d’être enfin près de ma mère et mon beau-père que j’adorais. Malheureusement ma mère l’a quitté 6 mois après ma venue. Enorme choc pour moi. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’avais décidé de retrouver la trace de mon père biologique dont je parle plus haut. Du coup comme il était mort, je n’avais plus de père du tout !
Après s’être débarrassée de son second mari, ma mère s’est libérée une fois de plus de moi en m’émancipant à l’âge de 16 ans officiellement devant un Tribunal. Grande période de frayeurs de toutes sortes à cette époque. Moi qui venais d’un endroit sécurisant, je me retrouvais tout à coup dans un monde menaçant.
Je pense que cette période de ma vie a été tout aussi importante que la petite enfance et fait développer en moi le mode « survie » ainsi qu’une faculté d’anticipation sur les évènements et les personnes, que je ne comprend qu’aujourd’hui avec le recul et l’analyse.
Pour la période qui suit, je vais faire court. Etudes de droit, travailler aussi le soir pour gagner un peu d’argent ; mariée à 20 ans, 2 enfants, divorcée 10 ans plus tard.
A 31 ans j’ai rencontré un homme que j’ai profondément aimé et j’ai perdu le fils qu’il m’avait donné à 6 mois.
C’EST LA QUE TOUT COMMENCE
J’ai fait une très grosse dépression qui a duré 1 an. Mon corps n’acceptait d’autre nourriture que des yaourts liquides, les plus puissants somnifères ne venaient pas à bout de moi. Après un an de bataille avec mon malheur, j’ai pu reprendre mon travail et une vie à peu près normale auprès de mes 2 autres enfants.
Et puis est arrivé ce jour que je ne risque pas d’oublier : c’était un samedi après midi, j’étais avec mes 2 enfants. Je rangeais des vêtements dans la penderie et tout à coup j’ai vu une scène horrible toute en couleurs et j’ai crié « mon Dieu, il va se tuer, il est coupé en 2 » Dans ma vision (c’était la 1ère fois que cela m’arrivait) je voyais un homme et une petite fille à côté de lui (les 2 visages étaient flous) dans une voiture qui roulait sur une nationale. J’ai vu un tracteur arriver d’un chemin sans s’arrêter. J’ai vu que le conducteur de la voiture, ne pouvant éviter le choc, a orienté son véhicule de telle manière que la petite fille soit épargnée.
Je suis restée là, hébétée, me demandant ce qui m’arrivait. J’ai passé un sale w.end où cette vision ne me quittait pas. Le lundi j’ai reçu un coup de téléphone : un de mes amis s’était tué en voiture et sa fille n’avait rien. Tout s’était bel et bien passé comme dans ma vision, dans les moindres détails.
A partir de ce moment là, les visions se sont faites plus fréquentes, de plus en plus fréquentes, de plus en plus précises et, ce n’était pas toujours des bonnes nouvelles. J’étais très perturbée car cela m’envahissait. Un jour, j’ai rencontré une vieille dame qui était devenue médium elle aussi à la suite de la mort d’un enfant. Une mamie adorable, pleine d’amour. Elle m’a donné dans les mains son collier en me demandant de laisser dire ce que je voyais... ce que je vis était juste. Elle me conseilla vivement d’appeler, comme elle l’avait fait pour elle-même, un parapsychologue très connu, afin qu’il m’aide à structurer ma médiumnité pour pouvoir l’intégrer dans ma vie de tous les jours, sinon je risquais d’en tomber malade. Je m’exécutais donc, et après un très long entretien au téléphone avec lui ponctué par des tests, il me dit qu’il était d’accord pour me prendre parmi ses élèves. C’était un saint-homme, d’une humilité incroyable. Il a beaucoup aidé à retrouver des personnes disparues, a écrit beaucoup de livres.
Un jour il a décidé de prendre sa retraite et a donné « le flambeau » à une de ses anciennes élèves qui, il faut le reconnaître, avait des dons certains. Je suis donc devenue étudiante en parapsychologie auprès d’elle. Les cours avaient lieu le w.end et rentraient parfaitement dans mon emploi du temps. J’ai tout de suite été très amie avec tout le groupe. Il y avait aussi une autre jeune femme qui avait perdu son fils. A plusieurs reprises, ce petit garçon décédé s’est manifesté à moi pour me donner des messages très précis. Je n’ai jamais compris pour quelle raison il choisissait de se manifester à moi plutôt qu’à sa mère. A chaque fois qu’il se manifestait il m’envoyait une odeur de bonbon « chamalow ». Sa mère m’a confirmé que c’était son bonbon préféré. J’ai vécu une belle histoire avec ce petit garçon et grâce à ses messages, sa grand-mère paternelle a pu enfin faire le deuil de son départ. Pour le coup, je me suis sentie utile à quelque chose.
Tout s’est corsé un samedi en plein cours lorsque j’ai eu une manifestation de Sainte-Thérèse De Lisieux. La prof avait en sa possession quelque chose qui avait appartenu à cette sainte. Ce quelque chose était caché dans une petite boîte et l’exercice consistait à prendre l’objet dans nos mains, les uns après les autres, et dire ce qui venait. Ce jour là (que je ne peux oublier non plus) j’ai vraiment cru que j’hallucinais, vraiment...dès que j’ai eu la boîte entre mes mains, j’ai fermé les yeux et il y a eu cette manifestation. Elle s’est nommée et a donné un message. J’étais bouleversée, je pleurais tellement l’émotion et l’énergie étaient fortes. Tous les élèves me touchaient, me prenaient dans leurs bras ; je me sentais en grande vulnérabilité, une vraie petite fille. La semaine suivante, l’attitude de la prof a changé du tout au tout. Elle est devenue agressive à mon égard, me blessant devant les autres. Je ne comprenais pas pour quelle raison un tel revirement alors que la semaine précédente elle avait manifesté une certaine joie devant l’évènement. Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris qu’il y avait de la jalousie.
Toujours est-il que j’ai fini par cesser les cours, son attitude devenant de plus en plus insupportable. Je me suis dit « et bien si c’est cela être medium, je ne veux plus en entendre parler, je ne veux plus rien voir ».
A l’époque, j’avais fait faire ma photo d’aura. Elle était de couleur jaune, oranger et il y avait un peu de vert sur mon côté droit. Dans l’interprétation, la personne m’avait dit « vous avez du magnétisme qui est en train de naître chez vous, vous pourriez soigner » ! 6 mois plus tard, j’ai vécu quelque chose de pas commun : Je gare ma voiture sur une grande artère et au moment de traverser à pied, j’ai senti une intense chaleur monter le long de ma colonne vertébrale, vitesse turbo. J’ai décollé de mon corps et je me voyais grande comme un gratte ciel. Les voitures étaient petites comme un ongle de main. L’énergie est montée jusqu’au cœur, est passée dans mes bras, mes mains puis est redescendue comme elle était montée. Cela n’a duré que quelques secondes mais j’ai eu la peur de ma vie. Les passants m’ont assise sur un banc, je devais avoir une tête d’effrayée ! A l’époque, je ne savais pas du tout ce que j’avais vécu. Je n’avais pas d’explication, je n’avais rien fait de particulier pour provoquer un tel phénomène. Toujours est-il qu’à partir de ce moment mes mains se sont mises à me démanger énormément Quelques temps après j’ai eu l’occasion de refaire une photo d’aura à un salon de médecine naturelle et là surprise, mon aura était devenu tout vert avec un léger filet de bleu pale en contour, au dessus de ma tête. Voici comment la personne qui a pris ma photo l’a interprétée : »vous avez un aura de guérisseur avec l’énergie d’une sainte au-dessus de vous. C’est la 1ère fois que je vois une chose pareille. Vous avez dû vivre un évènement pas commun, une montée de kundalini. Je vais faire un conférence dans une 1h. Accepteriez vous d’y venir et que je parle de votre aura ? c’est impressionnant. » Déjà à la prise de photo, il y avait tout un attroupement autour de moi lorsqu’il y a eu l’interprétation. Puis à la conférence quand elle a parlé de moi elle a dit « voici une jeune femme qui est medium et guérisseur et elle a l’énergie d’une sainte qui travaille avec elle ». Elle m’a fait monter sur le podium, j’étais un peu gênée, mais bon, j’en apprenais sur moi-même, alors j’ai accepté. Cette femme ignorait totalement ce que j’avais vécu chez ma prof, ce que j’avais vécu dans la rue... c’était tout de même étrange qu’elle voit tout çà dans un aura me suis-je dit, et pourtant...
Deux mois plus tard j’ai fait un stage de développement personnel avec un homme très connu. Nous étions environ 100 personnes dans la salle. Lorsqu’il est rentré, il a regardé brièvement tout le monde et il est venu tout droit vers moi. Il s’est accroupi devant moi et me dit : »oh la là tu a un aura de guérisseur, tu a vécu une montée de kundalini ? mais tu sais, ce n’est pas fini, tu vivras encore d’autres phénomènes. » Il ne croyait pas si bien dire car quelques années après les évènements lui ont donné raison. Mais avant de raconter l’autre évènement important, poursuivons. Un jour, je vais dans une librairie et une petite voix me dit « achète ce livre » et mon bras sans que je le commande s’est dirigé vers le livre « Le pouvoir bénéfique des mains » de Barbara Ann Brennan. Je l’ai donc acheté, lu. Pour moi, à l’époque, c’était du chinois. Une autre voix m’a dit qu’il fallait que je fasse cette formation. Je me suis donc inscrite auprès de Sara Chapin, professeur de l’école Brennan qui venait faire la formation une partie en France, l’autre en Suisse. Je n’avais en effet pas les moyens d’aller faire la formation aux Etats-Unis.
Pendant les cours, j’étais moi-même impressionnée de mes résultats. Je voyais les organes, l’intérieur des os, je pouvais me promener dans un corps humain comme on se promène dans un parc. Au dernier niveau de la formation nous avons travaillé sur des personnes qui étaient venues de l’extérieur et qui avaient de gros problèmes de santé. Nous travaillions à 5 sur une personne. C’était de toute beauté, une harmonie d’amour et de concentration comme dans un bloc opératoire du ciel. A la fin de la formation j’ai eu la bougie d’or de la meilleure élève. Merci pour mon égo !
En février 2001, ma mère était hospitalisée dans un centre de soins palliatifs. Son état a empiré et elle a sombré dans le coma des mourants. Le médecin a dit à mon beau-père qu’il fallait qu’il apporte les vêtements, que ma mère ne tiendrait pas la nuit. Ce n’était qu’une question d’heures d’après lui. Prévenue par téléphone, j’ai sauté dans ma voiture. Arrivée à l’hôpital, effectivement ma mère était bel et bien dans le coma des mourants, avec une respiration haletante. Je sais ce que c’est puisque j’ai été bénévole dans un centre de soins palliatifs et que j’ai accompagné jusqu’au dernier soupir.
Là, pour moi, plus question de mère qui m’avait abandonnée. Il n’y avait qu’une seule chose à mon esprit MA MAMAN. Je me suis mise au pied de son lit, j’ai posé mes mains sur ses chevilles et j’ai prié Dieu, Ste Thérèse, mes guides, de toute mon âme. J’ai supplié de me la laisser encore un peu. Tout à coup, je me suis sentie enfilée comme 2 gants, mes mains ont bougé toutes seules et là où elles étaient posées sur le corps de ma mère, je ne pouvais plus les bouger. Cà travaillait à travers mes mains. Je voyais mes mains « énergétiques » plonger dans le corps de ma mère et des filets d’énergie couleur or. Tout autour de moi, il y avait des présences. Je peux dire que je n’étais pas seule, un vrai travail d’équipe. Le lendemain matin, miracle. Ma mère a ouvert les yeux, s’est assise et a demandé à boire et à manger !!! Tout le corps médical était en branle bas de combat, ils ont tous défilé dans la chambre de ma mère. Son médecin m’ayant vu mettre les mains sur ma mère me fit venir dans son bureau et me dit : » qu’est ce que vous avez fait à votre mère, je vous ai vu, vous aviez vos mains sur elle. Ce n’est pas possible, dans l’état où elle était elle ne devrait plus être vivante. J’ai l’habitude... » Et moi de lui répondre : « rien Docteur, c’est la magie de l’amour ». Il a bien insisté mais je n’ai rien dit. Toujours est-il que dans son dossier il a écrit : guérison inexpliquée. Ma mère a vécu jusqu’en juin de la même année. C’est-à-dire 4 mois de plus. Elle a pu partir en paix et dans l’amour avec moi. Oui, je remercie l’univers, mes guides, d’un tel cadeau. S’il me fallait des preuves, j’ai été bien servie.
En novembre de la même année, Sara Chapin, ma prof de médecine énergétique, revenait en France pour un complément de formation, elle-même ayant évolué dans ses recherches, voulait nous les partager.
C’était génial de tous se retrouver. Après la France, elle devait aller à Amsterdam pour enseigner. Avant son départ elle m’a fait un soin avec ses petites mains vertes. Nous nous sommes embrassées, je suis rentrée dans ma ville et elle est partie pour Amsterdam.
Lorsque j’ai pénétré dans ma maison, il y avait ma fille et 2 amis qui m’attendaient. Là, je me voyais plus grande qu’eux d’à peu près 60cm et dans cet espace, il y avait une énergie cotonneuse. Ils m’ont regardée et m’ont dit que mon visage avait changé, qu’on dirait que j’avais fait un lifting, que j’avais les yeux transparents comme le Christ !!! Je sentais de grandes transformations dans mon corps qui me réclamait 6 à 7 litres d’eau par jour, je me suis mise à boire du lait moi qui ne le supportais pas.
Je vivais à 2 rythmes différents dans la journée : En fin d’après midi vers les 17h jusqu’aux environs de 21h j’étais dans un état de stress épouvantable. J’avais la sensation d’absorber tout le stress des gens dans les embouteillages et les tensions de toutes les habitations. Vers 22h, au moment où les gens se couchent, que les énergies se calment, je rentrais dans un état méditatif de haut niveau. J’écrivais en écriture automatique des choses assez surprenantes
Un soir, je me suis vraiment sentie très mal, à tel point que ma fille et mon gendre m’ont emmenée aux urgences. J’étais dans un état de panique. Je me sentais mourir et mon cœur battait à 100 à l’heure. Arrivée aux urgences, il y avait un monde fou, la grève des médecins. Tous étaient stressés et moi j’absorbais en plus tout ce stress. On m’a mis dans une pièce pour m’examiner et le médecin voulait absolument que je boive un liquide pour me calmer. Chose que je refusais catégoriquement car dans mon esprit, à ce moment précis, si je buvais ce liquide j’allais mourir ! Au bout d’un moment j’ai fini par céder car j’étais à bout de forces. Je me souviens très bien m’être dit en buvant le liquide : « j’accepte de mourir ». J’avais à peine fini de boire que je me suis vue partir par les pieds et j’ai sombré dans un sommeil jusqu’au lendemain matin où, j’étais de nouveau en paix...
Pour la petite anecdote, j’ai reçu un courrier 15 jours plus tard, m’annonçant le décès de Sara Chapin qui s’était éteinte le même jour et à la même heure où j’avais été hospitalisée !!! C’est curieux car à aucun moment quand je me « débattais dans la mort », je n’ai pensé à elle. Et pourtant, j’ai vraiment vécu sa mort en direct dans mon corps. On appelle cela un phénomène de synchronicité parait-il. Que m’avait-elle déposé dans mon corps lors du soin qu’elle m’avait fait avant de partir pour Amsterdam ? je n’en sais rien. Est-ce que cela a un rapport ? je n’en sais rien. M’a-t-elle appelée en télépathie ? (elle était médium elle aussi), je n’en sais rien. Je n’ai jamais eu la réponse mais c’est tout de même troublant.
Je suis donc rentrée chez moi le lendemain midi. Mais çà ne s’est pas arrêté là. Je sentais des choses inhabituelles dans mon corps et j’avais peur qu’il se passe quelque chose qui ressemblerait à ma 1ère montée de kundalini. Je demandais donc à un ami psychologue de pouvoir dormir chez lui. Le pauvre, il n’a pas pu dormir de la nuit. Et moi donc ! Alors voilà ce qui s’est passé : je buvais de l’eau, et encore de l’eau, j’allais aux toilettes et je partais en écriture automatique des choses sur des passages de la bible alors que je ne l’ai jamais lue. Mon ami lui, oui l’avait lue. C’est un vrai puits de science à lui tout seul.
Tout à coup, mon corps s’est mis à trembler comme un marteau piqueur, j’étais terrorisée de peur. Mon ami m’a allongée contre lui pour me rassurer. Les tremblements ont duré un bon moment, et tout à coup il y a eu une fusion qui s’est faite entre nous deux. J’ai vu et senti physiquement comme si deux œufs rentraient l’un dans l’autre. Une énergie puissante est montée le long de ma colonne vertébrale mais cette fois ci elle m’a traversée de bas en haut. J’ai entendu à travers le ventre de mon ami un « je t’aime » mais pas d’une voix bizarre, inhabituelle. Ensuite, j’ai vu, en haut de nos 2 têtes, le visage du Christ. J’ai reçu en moi un immense amour comme jamais je n’avais ressenti de ma vie. L’énergie était de couleur bleu cobalt avec du blanc doré autour. C’était féérique, doux. Jamais je ne me suis sentie autant aimée. C’est inoubliable pour moi. Je me suis endormie au petit matin, en totale paix. « L’accouchement » aura duré tout de même toute la nuit !
A partir de ce moment là, les gens que je croisais me regardaient comme si je dégageais quelque chose, se retournaient sur mon passage. Je me souviens qu’un jour je suis allée au mac’do pour manger vite fait une salade. Il y avait une dame qui faisait la queue avec sa petite fille qui devait avoir aux environs de 3 ans. La petite me fixait, me souriait, sa mère qui n’avait rien vu, la tirait par la main pour avancer mais elle restée fixée sur moi. Les enfants sentent et voient les auras, ils sont encore dans un état de pureté et d’innocence.
Quelques jours après, je sentais une odeur de gaz très puissante dans les rues de mon petit village. Cette odeur ne me quittait pas, même si je bougeais à 30kms ! Une petite voix me disait : »çà va exploser ». Ma fille vint me voir et elle a voulu allumer le chauffage au gaz car elle disait qu’il faisait froid dans la maison. Je lui dit « non çà sent le gaz et çà va exploser ». Elle m’a regardée et m’a dit « mais maman tu es folle ou quoi ? çà ne sent pas du tout le gaz ». De par le miroir qu’elle me renvoyait de moi, je suis rentrée à nouveau dans un état de stress...et me voici encore transportée aux urgences ! décidément... Je me souviens que dans l’ambulance l’odeur du gaz se faisait de plus en plus forte. Mais comme apparemment j’étais folle, il valait mieux que je me taise. Il n’empêche que le soir même 2 maisons ont explosé à cause du gaz !!! Alors folie ou prémonition ? je vous le demande...
Bref, à l’hôpital ils m’ont attachée comme le Christ les bras en croix sanglés, les chevilles sanglées, piquée comme une bête avec je ne sais quel calmant. Ils me regardaient bizarrement, se moquaient de moi sans vergogne, j’ai même été battue, on m’a volé le peu d’argent que j’avais sur moi. Un vrai cauchemar. J’y suis tout de même restée 15 jours Un jour, mon autre fille est venue me voir, je pleurais comme un enfant, j’étais dans un état de délabrement incroyable. On ne m’autorisait même pas de mettre mes vêtements. J’avais un pyjama bien trop grand pour moi, enfermée dans une chambre d’une crasse horrible, un espèce de cachot en quelque sorte. On s’amusait de moi comme avec un animal de laboratoire. Et je n’exagère en rien lorsque je dis cela.
Ma fille a fait un véritable scandale quand elle a vu dans quel état j’étais. Elle m’a donc fait transférer dans une clinique de renommée et j’ai été prise en charge par un médecin tout ce qu’il y a de plus gentil. Il a eu grand mal à me calmer car les mauvais traitements que j’avais eus avant m’avaient complètement traumatisée. Si on est même pas en sécurité dans un hôpital, dites-moi où est ce que l’on peut espérer l’être ?
Donc, dans cette clinique, j’ai été bien traitée, les infirmières, le médecin, tous étaient aux petits soins avec moi. Lorsque j’ai raconté au médecin comment j’avais été traitée, il m’a conseillé de porter plainte, que c’était inadmissible de voir une chose pareille dans le corps médical.
Le médecin restait parfois 1h dans ma chambre à parler avec moi et m’écouter. Je me suis sentie en confiance. Alors, un jour j’ai essayé de lui expliquer les phénomènes que j’avais vécu. Bien qu’il soit très gentil, c’était un scientifique pur et dur, un point c’est tout. Il ne voulait pas entendre parler de tout çà. J’étais donc complètement « chouttée » aux médicaments. J’ai perdu 10 kgs. J’étais dans un service où il y avait beaucoup de dépressifs, psychotiques,etc... Evidemment, est arrivé un moment où je me suis identifiée à eux, n’ayant plus de repaires inverses. Donc j’ai fini par croire pour de vrai que j’étais vraiment « zinzin ». Surtout qu’un jour j’ai entendu l’infirmière parler de moi en termes de « maniaco-dépressive ». Elle n’avait pas vu que j’étais juste à côté de la porte où elle se trouvait. Trop tard, j’avais entendu. Me voilà donc étiquetée, il faut bien rentrer dans une case !
Comme je ne parlais plus au médecin de mes expériences spirituelles, tout allait bien avec lui. J’ai même été jusqu’à considérer qu’il m’avait sauvé la vie. Je suis ressortie de clinique 1 mois ½ après avec un traitement à poursuivre à la clef.
Dans mon esprit, à l’époque, si je voulais retourner dans « le monde » je devais nier la partie spirituelle chez moi, faire comme si cela n’avait jamais existé. J’ai donc vécu un bon moment comme çà. En tout cas, c’était plus sécurisant...bien triste, n’est ce pas ? j’ai donc stoppé les anti-dépresseurs progressivement. Mais je devais avoir à vie, d’après le médecin, un médicament pour réguler les humeurs. J’ai fini par stopper aussi celui là mais sans le lui dire.
J’ai été bien guidée un jour en prenant rv avec une psychologue très ouverte au spirituel. Bien évidemment je lui ai raconté mon histoire. J’ai ressenti immédiatement que j’avais frappé à la bonne porte. La preuve c’est elle qui m’a parlé du site et qui m’a conseillé d’apporter mon témoignage, que j’y trouverais compréhension et réconfort, et que ma propre expérience pouvait être utile aux autres.
Nous avons travaillé ensemble pendant 1 an. Au cours d’une séance, il était question d’aller voir où j’en étais avec ma spiritualité. Allongée sur un divan, les yeux fermés,j’ai donc, virtuellement, rencontré mon guide. Quand je me suis trouvée face à lui, mon corps physique est rentré en tétanie totale. Elle m’a guidé jusqu’à ce que je trouve la bonne distance de sécurité pour moi et je me suis calmée. Evidemment que je suis rentrée en tétanie car dans mon esprit, je m’étais en quelque sorte auto-hypnotisée avec comme drapeau « spiritualité = danger = hôpital ». Bon et bien, il fallait retrousser les manches, il y avait vraiment du travail de réparation à faire. Nous avons donc fait équipe toutes les deux comme de vraies associées. J’étais en confiance totale. Il m’est devenu clair qu’en niant la partie spirituelle de moi-même c’était une petite mort. Je vivais oui, mais j’étais devenue vide, plus envie de rien, pas de courage, j’étais en quelque sorte unijambiste.
Il m’a fallu aller travailler sur la colère envers le médecin car même s’il m’a aidée à en sortir, j’en étais quand même sortie avec une image de moi de maniaco-dépressive. C’était un peu une condamnation à vie.
Petit à petit, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux. J’ai repris contact avec ma spiritualité, j’ai eu de nouveau envie d’être qui je suis vraiment.
Début novembre 2005, j’ai eu des problèmes de tachycardie. J’ai vu un cardiologue et les examens étaient négatifs. J’étais très inquiète. Un matin, je me suis levée avec l’envie irrésistible d’appeler un grand médium, pas n’importe lequel, un des 4 meilleurs de France. Peu importait le prix, c’était comme une petite voix intérieure qui me guidait et je ne savais pas pourquoi. En effet, il n’était pas dans mes habitudes d’appeler des médiums.
Rendez-vous téléphonique fût donc pris après que je lui ai adressé ma photo. Je vous livre une partie du contenu de la séance par téléphone : Il me demande pourquoi je l’appelle ? je me dis que c’était une drôle de question, lorsqu’on appelle un médium. Il répète une 2ème fois « non mais pourquoi vous m’appelez ? vous êtes au moins aussi forte « que moi et même plus car vous, vous avez la faculté de communiquer avec des guides, pas « moi. C’est la 1ère fois de toute ma carrière que je dis cela à quelqu’un. En ce moment vous « avez des problèmes cardiaques. Voulez vous que je vous dise pourquoi vous avez ces « problèmes de santé ? parce que vous croyez que vous avez refermé votre médiumnité. Il « n’en est rien du tout. Lorsque vous êtes face à une personne à n’importe quel endroit, vous « recevez des infos sur cette personne mais vous ne ressortez pas l’information. Vous êtes « donc comme une pile qui se charge, qui se charge et qui ne se décharge jamais et le corps « explose. L’avertissement est sérieux, si vous n’exercez pas votre médiumnité vous courez à « la crise « cardiaque !!! C’est vrai que vous étiez bien partie mais votre prof a été très jalouse « de vous à « vos tous débuts. Normal, c’est l’histoire de l’élève qui dépasse le maître. « En plus vous avez un don énorme dans vos mains, vous pouvez guérir. Votre mère sortie du « coma grâce à vous, çà vous parle ? Que vous faut-il encore comme preuves ? Là vraiment « je ne vous comprend pas. Si on vous a donné ce don c’est pour vous en servir à aider les « autres. En plus vous avez une vraie écoute de qualité. Chez vous ce n’est pas la raison qui « vous guide mais le cœur et l’amour. Vous n’avez rien d’autre à faire que d’accepter. »
Et il m’a fit promettre de le rappeler pour donner de mes nouvelles en me disant que mon cas l’intéressait et il m’a demandé de recommencer à m’entraîner pour me remettre en confiance. Et bien, si je m’attendais à çà !!! pas du tout. Jamais je n’avais imaginé qu’il allait me remettre « sur le circuit ». Je me suis donc entraînée un peu partout avec des gens que je connaissais et d’autres que je ne connaissais pas. C’est vrai que je tombais juste à chaque fois !
S’est posé à moi le problème du critique intérieur : un thérapeute qui fait de la médiumnité, qu’est ce qu’on va penser de moi, çà fait pas sérieux....
A toute histoire sa conclusion. Trois ans et demi se sont écoulés depuis ma dernière expérience. Je ne prétends pas avoir encore tout compris. L’intégration peut être très longue parfois, surtout si l’on a été hospitalisé.
En effet, certaines mesures très régulièrement employées sont néfastes. Les tranquillisants et autres médications peuvent se révéler utiles dans le cas de désordres psychiatriques. Chez celui qui traverse une véritable tension spirituelle, l’action des sédatifs va à l’encontre de la confiance dans le processus. Cela ne fait qu’ajouter à la confusion et au désarroi de la personne, sans parler des risques d’effets secondaires et d’intoxication. L’administration régulière et massive de médicaments non seulement nie la possibilité qu’un individu soit sur la voie de la plénitude, mais encore véhicule le message qu’il est malade. Il en est de même pour les étiquettes psychiatriques. Sans doute, dans certains cas, de telles définitions sont-elles utiles à la classification et au traitement des personnes, mais les limites diagnostiques restent souvent floues, et de nombreuses personnes se trouvent fréquemment cataloguées à tort et même parfois par des spécialistes bien intentionnés.
Il ne faut pas oublier que nous sommes, pour la plupart, les produits d’une culture qui considère le processus de transformation comme à éviter. Aussi, lorsque cela nous arrive, nous l’interprétons automatiquement comme un mal ou une maladie. Si des spécialistes viennent ajouter à cela des étiquettes et des médicaments, notre côté angoissé prend le dessus et se conforte dans la conviction que nous sommes en proie à un phénomène très grave. Il serait essentiel que, tant l’individu que les milieux médicaux mettent l’accent sur le potentiel curatif du processus, y voient une aspiration à l’absolu et une chance d’élargir nos possibilités.
Au plus fort d’une tension spirituelle, nous nous sentons souvent si désemparés que nous accueillons avec gratitude toute assistance d’où qu’elle vienne, quitte à mettre notre existence entre les mains de celui ou celle qui prétend nous ramener à notre état habituel. Les conséquences peuvent être désastreuses.
Moi je n’ai pas choisi. Mes enfants, (je ne peux leur reprocher) ont eu si peur, que ce sont eux qui m’ont fait hospitaliser. Pour un observateur non averti, les expériences qui accompagnent le processus de renouveau sont si déroutantes que l’on serait tenté en bonne logique d’y voir les effets d’une grave maladie sur le fonctionnement du cerveau ou de quelque phénomène inexpliqué. Alors que puis-je reprocher à mes enfants qui ont tous 2 la trentaine et qui, de surcroît n’y connaissent rien à la médecine.
Le fait que des expériences dont la nature et le potentiel positifs sont manifestes puissent engendrer des crises spirituelles a de quoi rendre perplexe. La principale raison de ces complications est que la culture occidentale souffre d’une carence dans la compréhension réelle des états non ordinaires de conscience. De sorte que nous sommes incapables de reconnaître la valeur de telles expériences, donc de les accepter et de les encourager. La tendance dominante en psychiatrie traditionnelle, comme dans l’opinion publique, est de considérer qu’en matière de perception et de compréhension de la réalité, tout ce qui sort de l’ordinaire est pathologique. Dans ces conditions, l’occidental moyen ne saurait connaître un état mystique sans être amené à s’interroger sur sa santé mentale et à résister à l’expérience. Quoi de plus normal donc, que la famille et les amis abondent dans le même sens et suggèrent une assistance psychiatrique. Beaucoup de gens ont été dirigés ainsi vers des psychiatres qui se sont empressés de les classer selon des types pathologiques, d’interrompre leur expérience à coups de tranquillisants et de les installer définitivement dans leur rôle de malades mentaux.
Par contre, lorsque moi-même je me suis prise en main, j’ai choisi une thérapeute avec laquelle il y avait une résonance. Cela n’a rien à voir avec le raisonnement ni avec une appréciation morale. Il s’agit d’un sentiment de confiance mêlé d’une attirance profonde envers la personne et son travail. Je dirais aujourd’hui, avec le recul, qu’une fois de plus j’ai été guidée. Je n’ai eu juste qu’à décider de travailler sur moi, sur ce que j’avais vécu et ensuite j’ai été comme téléguidée, je n’ai pas eu à chercher. Ne dit-on pas : « quand l’élève est prêt, le maître apparaît » ?
Aujourd’hui je me sens comme « de retour à la maison », les pieds bien ancrés en terre, racines profondes et les branches orientées vers le ciel.
Depuis ma dernière expérience, j’ai pu rencontrer une personne qui a vécu une ECM dans ma région. Elle a eu la chance d’être accompagnée 24h sur 24 par des amis thérapeutes qui se sont relayés. Ainsi pas d’hospitalisation, pas de médicaments. Alors bien sur elle a récupéré bien plus vite que moi. Si une telle expérience devait se renouveler demain, j’ai l’assurance d’être immédiatement prise en charge par les bonnes personnes. Ouf !!!
En ce qui me concerne, je me dis que si cela s’est passé de cette manière pour moi, c’est qu’il y avait une raison. Ayant été de l’autre côté de la barrière, je sais à présent ce que fait la médecine dans un pareil cas. Je suis bien placée pour le savoir, et pour cause...
C’est donc mon vécu, mes intégrations, mes compréhensions que je met aujourd’hui « au service » à travers toutes les dimensions de ma personnalité, sans pour autant prétendre que ma vérité est forcément celle de l’autre
Voilà, mon récit est terminé. J’espère qu’il apportera aide à ceux qui en ont besoin, de même que les autres témoignages m’ont aidée moi aussi.
Bonjour à tous. Je m'intéresse (je devrais dire me ré-intéresse ) aux NDE / EMI depuis quelques mois. Tout l'objet de mon post est de vous dire à quelle occasion je me suis ré-intéressé à ces sujets. Cela risque d'être un peu long et je m'en excuse par avance. Mais il s'agit d'une expérience que je ne suis pas prêt d'oublier. Cela vous paraîtra également sans doute un peu décousu mais je n'ai pas l'habitude de parler de ma petite personne. Je fais moi-même actuellement le tri des pièces du puzzle et il me faudra sans doute plusieurs posts pour vous brosser une image à peu prés complète de la démarche dans laquelle je me situe actuellement.
Jai beaucoup lu d'articles sur les recherches en cours en anglais plus souvent qu'en français il faut bien le dire. Je tiens à dire également que je lis tout ce qui me tombe sous la main sans a priori : aussi bien les articles « pro » que « anti ». Je tiens (ou en tout cas j'essaie de..) à garder un esprit critique bien que mon opinion profonde et je dirais « naturelle » soit faite.
Pour autant je pense profondément que ce n'est pas en rejetant en bloc les sceptiques que l'on fera progresser l'acceptation des phénomènes liés aux EMI ou aux autres états de conscience modifiée. L'approche adoptée par les scientifiques intéressés réellement (j'entends par la, les scientifiques intellectuellement honnêtes se posant de VRAIES questions sans a priori) par les EMI me semble bonne : patiemment ils écoutent, puis analysent, puis démontent un pas un les arguments avancés par les sceptiques. Je pense que c'est le bon chemin à suivre. Ce sera long mais tant pis : on en est qu'au début de toute façon et on a tout le temps.
Pour ma part j'aurais déjà deux arguments à proposer aux tenants du scepticisme et de la science à tout prix :
1) le premier est celui parfaitement accepté en matière d'analyse scientifique (si l'on veut combattre des scientifiques sceptiques autant jouer sur leur terrain ) du principe du « Rasoir d'Ockham ». En quoi consiste ce principe pour ceux qui ne connaissent pas ? Appliqué aux domaines scientifiques le principe du « Rasoir d'Ockham » dit ceci : toute chose étant égale par ailleurs, pour expliquer scientifiquement un phénomène et si deux théories se présentent à vous l'une très complexe et l'autre extrêmement simple : il y a de fortes chances que la théorie la plus simple soit la bonne. Pourquoi est ce que je fais appel au principe du « Rasoir d'Ockham » ? Parce que les scientifiques et les chercheurs y font appel tous les jours : Einstein s'en servait pour échafauder ses théories sur l'espace et le temps, Stephen Hawkins le célèbre astro physicien qui cherche à unifier la théorie de la Relativité Générale et la physique quantique s'en sert également. De nombreux scientifiques se servent de ce principe un peu comme ça les arrange et notamment pour mettre un coup de « rasoir » (d'où le nom) dans leur postulat de départ. Autrement dit les scientifiques se servent souvent du « rasoir » pour trancher à la base toute question métaphysique : si un phénomène se déroule c'est parce qu'il est le résultat de processus observables et donc tout ce qui n'est pas observable n'existe pas. Bing ! le rasoir a tranché. Ce principe positiviste un peu trop poussé avait conduit certains contemporains d'Einstein à dire que si les molécules ne sont pas observables alors elles n'existent pas. Einstein a prouvé un peu plus tard que ces gus la s'étaient plantés. Comprenez moi bien et je me répète on ne peut contredire un scientifique sceptique qu'en utilisant les outils avec lesquels il joue tous les jours.
Par ailleurs et pour revenir sur Ockham beaucoup de scientifiques ont oubliés que celui-ci disait également « Les preuves empiriques sont aussi nécessaires et valables que les autres » Autrement dit pour Ockham une preuve liée à une observation répétée (empirique) était aussi valable qu'une preuve obtenue en labo. Enfin et c'est également ce qui est très important dans le principe d'Ockham le début de la phrase : « toutes choses étant égales par ailleurs ». Qu'est ce que ça veut dire ? : cela signifie que pour toute chose comparée avec une autre : les différences ou les similitudes restent vraies quoi qu'il arrive. Or s'il est bien un domaine dans lequel l'étude a été procédée selon ce principe scientifique c'est celui de l'étude des EMI. Il a été démontré qu'une EMI n'est PAS un rêve, et n'est PAS une hallucination due soit à une chimie du cerveau modifiée telle que chez les schizophrènes ou lors de la prise d'hallucinogènes. « Toutes choses » sont donc bien « égales » dans leur différence « par ailleurs ». Appliqué aux EMI qu'est ce que cela nous donne ? : Entre une théorie voulant que les EMI soient dues à un ou des phénomène(s) chimiques du cerveau extrêmement complexes faisant appel à de soi-disant images communes à l'ensemble de l'espèce humaine. Et le tout survenant dans des conditions dans lesquelles on sait que le cerveau ne peut avoir aucune activité etc etc. ET une théorie voulant simplement que la conscience se prolonge au-delà de l'activité mécanique du cerveau '(après on appellera cela : âme, esprit peu importe). A votre avis laquelle est la bonne parce que la plus simple ? et toujours selon ce bon vieux principe du « rasoir d'Ockham » ? Je ne vous fais pas un dessin.
Par ailleurs et toujours à ce chapitre il y a beaucoup de postulats pris par les scientifiques sceptiques que je n'arrive pas à suivre. Ces derniers ont à répondre selon leurs schémas à une question extrêmement complexe de leur point de vue : comment se fait il que des humains aussi éloignés les uns des autres par des critères d'age de sexe et de culture différentes ramènent des témoignages (dont déjà on ne sait pas comment ils peuvent être enregistrés eu égard à « l'état » dans lequel se trouve le cerveau au moment de la survenance de cette mémorisation) aussi clairs et surtout présentant des similitudes aussi frappantes ?
N'étant pas plus intelligent qu'un autre et si l'on se place deux secondes dans leurs baskets, pour ma part lorsque j'ai à faire face à une question qui parait extrêmement complexe, je tente de revenir à des principes extrêmement simples pour trouver une réponse. Or voici ce que je sais avec mes faibles connaissances : La mémorisation pour peu que l'on admette que celle-ci soit bien opérée par le cerveau, est un phénomène extrêmement fragile. Il suffit pour s'en rendre compte de faire appel à notre vie de tous les jours : . Si vous êtes fatigués : vous mémoriserez moins bien que d'habitude . Si vous êtes stressés : idem . Si vous êtes âgés : idem (désolé c'est comme ça on retient mieux à 20 ans qu'à 70) . Voire tout simplement (et on a vraiment le sentiment que cela n'est jamais arrivé aux sceptiques ) si vous avez abusé de l'alcool. Une bonne cuite et je ne vous fais pas un dessin de l'état de votre mémoire le lendemain matin. Outre le mal aux cheveux c'est souvent le grand trou noir sur ce qui s'est passé et les bêtises que vous avez pu dire ou faire. Bon ce n'est pas bien grave deux aspirines et ça repart. Malgré ces simples constatations les scientifiques sceptiques ne sourcillent pas en prétendant que le cerveau des "expérienceurs" dans un état traumatique autrement plus grave que ce que je viens de décrire (coma, absence d'oxygénation j'en passe et des meilleures ) serait capable de fixer des souvenirs d'une précision hallucinante (sans jeu de mots). Je ne parle même pas d'un EEG plat Bon soit faisons comme si d'un simple point de vue de « bon sens » ça ne me parait pas très probable mais bon tentons de continuer dans cette voie pour voir ce que ça donne. (Si j'avais su que l'absence d'oxygène était bonne pour le cerveau et la mémorisation, j'aurais pris tous mes cours de fac en apnée, ça m'aurait évité de bachoter pour passer mes examens, passons.)
Au delà du simple « bon sens » et d'un point de vue scientifique si cher à nos sympathiques sceptiques. Ces derniers agissent (ou dira t-on mauvaise langue que nous sommes : que cela les arrange ?) comme si les structures du cerveau et les processus de mémorisation étaient identiques d'un cerveau à l'autre. Or on sait bien que ce n'est pas le cas et surtout (et c'est sans doute la le plus intéressant ) ce nest pas le cas ne serait-ce qu'entre hommes et femmes. Désolé les gars c'est scientifiquement prouvé : - Promenez deux personnes en voiture (un homme et une femme) et demandez leur de décrire le chemin parcouru : l'homme aura tendance à se référer a des coordonnées spatiales : le bloc de maisons etc. La femme, elle se réfèrera à des indices : on est passé devant la pharmacie, la boulangerie etc Le cerveau de l'homme projette son environnement en trois dimensions plus facilement que celui de la femme. Cela vient de l'époque ou l'on chassait.. - En revanche le cerveau féminin opère le sens de l'ouïe avec les deux hémisphères celui de l'homme avec un seul. C'est scientifiquement prouvé également. La femme « écoute » avec la totalité de son cerveau et nous autres pauvres hommes avec la moitié seulement. Le sempiternel reproche féminin du « tu m'écoutes pas quand je parle » vient de trouver sa réponse scientifique : c'est normal on peut pas !!! C'est ce que je dis à ma douce épouse lorsqu'elle me donne l'itinéraire en voiture : 1) mon cerveau masculin n'est pas fait pour conduire (donc appréciation d'un environnement en 3 dimensions) et écouter en même temps. 2) comme vous autres femmes êtes nulles en projection tridimensionnelle le résultat de la conjugaison du 1) et du 2) va invariablement arriver au fait que l'on va se paumer , encore un grand drame de la vie conjugale expliqué par la science c'est fort la science quand même. Bon trêve de plaisanterie. Tout ça pour dire quoi ?? Eh bien que malgré les différences inhérentes aux connexions intra-cervicales des uns et des autres (des unes et des autres) les souvenirs des "expérienceurs" malgré des variantes restent identiques en de nombreux points. Donc ne serait-ce que d'un point de vue physiologique les théories sceptiques liés à une « certaine » chimie du cerveau ne tiennent pas la route. Si c'était le cas on peut dire que quasiment chaque "expérienceur" reviendrait avec une expérience complètement personnelle et en tout cas radicalement différente de celle de son voisin. Pour faire court, et pour faire une démonstration par l'absurde : c'est un petit peu comme si on prenait une population d'une centaine de personnes, tous ages, cultures et sexes représentés à laquelle on demanderait d'absorber du LSD. Est-ce que l'on s'attendrait alors à ce que ces cent personnes (prenez mille ce serait pareil) fassent exactement le même « trip » ?. Ce serait impossible on voit bien que ça cloche : certains verraient des éléphants roses, d'autres des dragons rouges et d'autres encore des fleurs dorées...(liste non exhaustive). En revanche des milliers de personnes reviennent d'une EMI avec des souvenirs similaires mais dans ce cas on trouve des scientifiques « éclairés » pour nous dire : « c'est normal, c'est scientifiquement explicable ». Ah bon ? ben moi je veux bien et j'attends vos explications de pied ferme.
2) ème argument (jusqu'à maintenant c'était seulement le 1er ?) Il est certains phénomènes dis « paranormaux » qui sont acceptés de tous (ou presque : toujours les mêmes sceptiques irréductibles) et qui pourtant ne trouvent aucune explication scientifique. Il sont constatés, utilisés et c'est tout. Un peu comme vous pouvez utiliser une voiture sans avoir besoin d'être ingénieur mécanicien. Vous mettez la clé dans le contact vous tournez : ça marche. Vous avez selon vos connaissances une vague idée de ce qui se passe sous le capot mais de la a démonter et à remonter complètement un moteur C'est pas votre problème ni le mien d'ailleurs. Le phénomène « paranormal » dont je veux parler est connu de tous, surtout à la campagne : ce sont les « sourciers ». J'AIMERAIS UN JOUR QU'UN SCIENTIFIQUE M'EXPLIQUE COMMENT ÇA MARCHE. Un gus se balade avec une vague branche à moitié cassée et quasiment, immanquablement lorsque il y a une source la branche « baisse la tête ». Parfois la source est à quelques dizaines, centaines de mètres sous terre : ça change rien. Il vous dit : « la y'a de l'eau » En surface y'a que des caillasses, pas la moindre trace de flotte. Tu creuses et effectivement y'a de l'eau. Certains n'utilisent d'ailleurs pas une baguette mais un pendule : ça marche aussi. Mais bon selon les scientifiques il parait que la radiesthésie c'est de la foutaise. J'ai vu des sourciers pratiquer leur activité au sein d'une entreprise créé spécialement à cet effet. L'entreprise en question vous propose de trouver la source, de creuser pour la mettre à jour et si jamais ils se sont plantés ils ne vous font pas payer le coût du forage. Donc le résultat est garanti sur facture : autant vous dire qu'ils savent ce qu'ils font vu le coût des travaux de forage. C'est en Sologne que j'ai vu les sourciers les plus forts. Le gus se pointe avec son pendule (ou sa branche cassée) et puis il vous dit sans le moindre plan de cadastre ou plan géologique : « sur votre terrain l'eau vient de là, s'écoule par là, ici vous avez une source de 30m3 de débit à environ 50 mètres de profondeur et là une source de 50m3 à environ 100m de profondeur. » ah bon ? et vous savez tout ça avec votre morceau de bois ou votre boule de noël au bout de la chaînette la ?? Ben c'est fort !! vous lisez pas l'avenir dans les entrailles de lapin mort aussi des fois ? non passque il faut que je joue au loto. Le type creuse à l'endroit dit et l'eau jaillit comme un geyser. Waaaah l'aut' eh c'est rien que du bol. De quoi ? vous vivez de ça ? ah bon ben vous avez beaucoup de bol alors.
Non trêve de blague : comment ça marche ? Magnétisme ??? ben si l'eau agissait sur le bois comme un aimant de boussole ça se saurait : tous les arbres autour des lacs seraient à l'horizontale. Non ça marche pas mon explication ça doit être autre chose !! Par ailleurs il me semble bien que le bois c'est super isolant comme matière. Donc les ondes électromagnétiques tu peux pas les capter avec. Sinon toutes nos antennes sur les toits seraient en pin des landes : ce serait plus joli pour le décor mais je pense qu'on l'aurait remarqué. Bon alors cette explication scientifique ?? ça vient ?? Je vois pas beaucoup de doigts se lever dans la classe. Qu'est ce qu'il dit le cancre la bas au fond ??? C'est le sourcier qui fait « antenne » avec son propre corps. Mais dites moi jeune fou il me semble que les scientifiques que vous êtes ont démontrés déjà au 19éme siècle que le magnétisme animal n'existait pas. Je ne fais que reprendre ce que vous avez dit. Ah et puis tant qu'on y est à propos de « magnétisme animal qui n'existe pas » vous me ferez un devoir pour demain qui m'explique comment les oiseaux migrateurs peuvent ils parcourir des milliers de bornes dans un sens puis dans l'autre et retrouver invariablement leur nid d'origine alors que ceux-ci ne sont mêmes pas équipés du GPS. Les spécialistes des oiseaux disent qu'ils utilisent les courants magnétiques terrestre ce qui parait assez logique vu qu'on n'a pas encore trouvé d'autres moyens sur de se diriger lorsque l'on voyage sur cette bonne vieille planète Terre. Les courants marins ou aériens fluctuent en permanence et se diriger aux étoiles ne permet pas d'avoir une précision de quelques mètres. Donc vous qui ne croyez qu'a ce que vous voyez, vous me dissèquerez un oiseau d'ici demain et vous me montrerez la glande métallique, ou je ne sais quoi, présente dans le cerveau d'un oiseau et qui lui permet de se diriger en fonction des courants magnétiques terrestres. Si vous ne la trouvez pas vous m'expliquerez comment l'oiseau peut bien se débrouiller pour se « caler » sur un courant magnétique sans aimant et sans aucune pièce métallique. Moi qui suis marin et qui pilote des avions vous n'imaginez pas à quel point ça m'arrangerait de pouvoir me passer d'une boussole ou d'un compas. Bon je m'emporte, désolé mais il y a des sujets comme ceux la qui ont tendance à me faire monter la moutarde au nez. Si le sujet des sourciers vous intéresse je vous conseille la lecture de ceci : http://www.marcopietteurediteur.com/livredonnee/chapitre/28.chapitre1.pdf une thèse de VRAIS scientifiques à l'esprit ouvert qui ont décidés d'aborder le phénomène des sourciers et de la radiesthésie sans a priori.
Tout ça pour vous dire qu'il est dans ma nature d'être un pragmatique forcené. Attention j'ai dit pragmatique et non pas sceptique. Pour ma part la différence est essentielle. Le pragmatique cherche à comprendre avec un esprit ouvert et est donc apte à changer d'opinion alors qu'un vrai sceptique sera sceptique quoi qu'il arrive. En fait je pense que beaucoup de sceptiques sont des pragmatiques qui s'ignorent?.
Les présentations étant faites voici quelle a été ma petite expérience : J'ai 37 ans, je suis marié à une femme fantastique (qui elle a vécu une courte NDE ce qui n'est pas mon cas. Etant atteinte d'une malformation cardiaque de naissance une fibrillation l'a emmenée aux portes de la mort à l'age de 14 ans. Elle en a réchappé ce qui est heureux sinon nous ne nous serions pas connu. Un jour je pense qu'elle prendra sa plume pour apporter son témoignage). J'ai un bon boulot mais que je ne considère pas essentiel à ma vie. J'ai des amis que je considère eux essentiels à ma vie. Comme 50% de la population j'ai mal au dos et un peu partout : j'ai les pieds les plus plats du monde selon mon médecin ce qui n'arrange pas les choses. Bref rien d'extraordinaire : je suis un hyper actif depuis tout môme, stressé de la vie comme tout le monde. Pas de quoi fouetter un chat. En février de cette année l'un de mes meilleurs amis me propose d'aller voir l'un de ses potes qui est ostéopathe, épris de médecine chinoise et passionné d'arts martiaux, histoire d'essayer de mettre un peu d'ordre dans toutes ces douleurs quotidiennes qui finissent par vous empoisonner la vie. Je lui dis que des ostéos j'en ai déjà vu une demi-douzaine et qu'un de plus ou de moins boh pourquoi pas je ne suis pas contre. Mon pote est motard comme moi. Le jour du rendez-vous il me dit : laisse ta moto c'est moi qui t'accompagne. Bon ben d'accord alors on y va. On arrive sur place après un bon morceau d'autoroute (je déteste être passager sur une moto : j'ai peur. D'autant que pour ma part j'ai une Harley et je roule super pépère alors que la majorité de mes copains motards enquillent comme des dingues. J'ai déjà ramassé un ou deux cadavres de gamins de mon age sur le bord de la route et je sais ce que peut être la bêtise de voir sa vie stoppée net par un arbre ou un rail de sécurité). Mon pote avant qu'on entre dans le cabinet me dit : tu verras il est un peu bizarre, il ne te fera pas payer la consultation et il choisira de te traiter ou non. « Ah ??? » puis nous entrons il fait les présentations et nous laisse. Le copain ostéo en question est un peu plus jeune que moi : c'est un gaillard costaud avec des boucles blondes de chérubin et un regard bleu acier à vous transpercer le crâne. Un peu le regard d'un fou malicieux du type qui n'a pas l'air dêtre vraiment en prise avec notre monde. Son cabinet est hébergé directement au sein d'un hospice pour personnes âgées. Histoire d'engager la conversation je lui demande en quoi consiste son boulot ici. Il me répond : j'aide les gens à mourir, avant ici les vieux crevaient à présent ils meurent tout simplement. Je saisis la nuance et je lui dis « ah ! » cherchant à changer de sujet le plus rapidement possible : tout ce qui ayant trait à la mort de prés ou de loin m'ayant toujours mis très mal à l'aise. J'ai pourtant connu un certain nombre de deuils dans ma vie mais rien à faire pour moi mourir reste la plus grande injustice qui soit : aussi bien pour la personne concernée que pour ses proches.
L'ostéo avec son regard rigolard (par ailleurs il sourit tout le temps) me saisit par le poignet je devrais dire par le pouls du poignet et me dit : tu as mal là, là et là Je cherche pas à comprendre comment il fait pour savoir ça juste en me tenant le poignet et je lui dis qu'effectivement il a tout bon. Il me dit alors : tu sais ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Je réfléchis : ma femme, ma famille, mes amis, mon boulot, ma bécane ???? mais bon je sens que sa question est plus profonde que ça et je lui dis : non finalement je ne sais pas ce qu'il y a de plus important dans la vie. Il me répond sans rire : c'est l'amour ! La mon esprit se fend en deux. Une partie se dit : ouh la la la on est parti dans un trip mystico, new age machin truc et ce genre de chose à tendance à me gonfler très rapidement. Il en résulte que cette partie de mon esprit ferme sa gueule mais éprouve un peu de pitié compassée comme vous en éprouveriez pour un ami qui vous avouerait qu'à 40 ans il croit encore au père Noël. L'autre partie de mon esprit se dit : mais pourquoi il me dit ça ce con. Je sais très bien qu'il a raison et qu'il n'y a rien de plus important que l'amour. Que tout le reste compte pour des prunes, que c'est un écran de fumée que l'on se construit devant les yeux jour après jour. Mais à la fois c'est vraiment pas juste et c'est trop dur à supporter le fait qu'on ait que l'amour à distiller autour de soi parce qu'il suffit de regarder un peu le monde autour de soi pour se rendre compte que l'humanité n'a pas hissé cette valeur parmi le top 10 de ses priorités. Et pourtant, et pourtant, une fois tout bien pesé, tout bien épluché je sais qu'il a raison et je lui en veux de me balancer ça en pleine poire. J'ai mis des années à mettre mon mouchoir par-dessus, il va pas tout me bousiller maintenant l'ostéo angélique là. Bref je lui sers un laconique : « tu as sans doute raison » et basta. La dessus il me fait déshabiller et m'allonge sur sa table de praticien. Il utilise une sorte d'onguent qui sent très fort l'eucalyptus et m'en distille juste sur des points précis sur le corps. Il me dit : j'attends que ça fasse effet c'est juste de l'essence d'Eucalyptus en gel, je m'en sers à la place des aiguilles d'acupuncture. C'est pas désagréable, ça fait frais et ça sent bon. La dessus il me manipule les membres ainsi que des points précis qui n'ont rien à voir avec le siège de mes douleurs, pendant presque une demi heure. Ses manipulations ne sont pas celles que je connais de me séances chez les autres ostéos que j'ai pu visiter. Il me fait un mal de chien mais bon j'ai l'habitude et je sais qu'après ça va mieux. Au bout d'un moment il me fait mettre debout et me dit doucement : tu ne veux pas lâcher prise ! Je lui réponds : comment ça je ne veux pas lâcher ça fait 30 min. qu'il me manipule comme si j'étais un morceau de chewing gum et lui me prétend que je ne veux pas lâcher. Il me reprend par le pouls et me dit : « non tu ne veux pas lâcher et pourtant tu n'es pas loin. On va essayer autre chose ». Je comprends rien à ce qu'il me raconte. Il me dit très gentiment « je vais te frapper » « Pardon ?????? » Il me dit « oui je vais te frapper, ne cherche pas à résister au coup mais prépare toi ». Il cherche un point précis avec ses doigts au niveau de ma poitrine, il arme son poing et me frappe. Le coup n'est pas très fort, je n'ai pas vraiment mal mais c'est comme si ça explosait à l'intérieur de mon corps. Je m'écroule, il me retient et me rallonge sur la table et là venue de je ne sais où une vague gigantesque balaye tout et je me mets à pleurer tout ce que je peux. Je ne comprends pas ce qui m'arrive je chiale, je chiale, j'essaie de me raisonner en me disant : mais pourquoi est que tu pleures comme ça ? ta vie n'est pas triste, tu n'es pas triste. Mais il n'y a rien à faire je pleure comme un malade, tant et tellement que j'en ai des spasmes dans tout le corps que je ne peux pas contrôler. A vrai dire je n'essaie pas, je laisse aller. Ça dure un bon moment et puis je finis par me calmer.
Au bout d'un autre moment je me lève, j'ai les jambes en coton et elles ont du mal à me soutenir, entre-temps l'ostéo m'a laissé seul pour que je me remette. Je le croise dans son bureau il est mort de rire et me dit : la tu as lâché prise, c'est bien. C'est rare d'y arriver en une seule séance. Je me rhabille et sors à l'extérieur. Chose exceptionnelle pour un mois de février le temps est magnifique et je m'assois sur les marches. Je suis détendu comme jamais je ne l'ai été de ma vie. Je suis serein et je nage dans une paix extraordinaire. Je regarde autour de moi le ciel, les arbres, le soleil. Je suis en « connexion » avec tout cela. Je regarde l'arbre et je « suis » la feuille. Je regarde le ciel et je « suis » dedans. Tout est beau, magnifique, je suis en harmonie avec tout cela. Plus rien n'a d'importance. Je ne sens pas le froid. Ma vue de myope est précise, détaillée, comme « aiguisée ». Je ne suis plus que regard et contemplation. Un bon moment plus tard que je suis incapable d'évaluer, je repars en moto avec mon pote après avoir remercié un million de fois le copain ostéo. Mon pote à moi a bien fait de me dire de laisser ma moto chez moi j'aurais été incapable de conduire. Mais bon il savait ce qui allait m'arriver le petit cachotier. Les effets de la « séance » ont duré une bonne semaine. A la suite de ça je me suis ré intéressé aux EMI. Plus je lis et plus je me trouve de points communs avec les "expérienceurs" non pas à cause de la « séance » ça vient de plus loin. Mais je vous raconterai tout ça une autre fois j'ai déjà du suffisamment vous saouler avec mes histoires.
15/7/2008 En 2006, je proposais, dans la rubrique "Expériences métaphysiques" d'un forum de recherche sur les projections de conscience et d'expériences énergétiques, de tenter un déclenchement d'écriture automatique par téléphone... J'ai répondu positivement à trois candidats à cette expérience peu commune. Les trois essais furent positif et j'ai sélectionné, pour mon blog, celui réalisé avec Delhfe.
Voici mon post de départ suivi par les deux de mon adorable "cobaye" qui est devenue une Amie très chère.
Le 13 décembre 2006.
J'ai souvent, depuis 15 ans, utilisé l'écriture automatique,surtout dans l'aide à mon prochain.
Je n'écris pas moi-même, j'ai essayé en vain, je n'y arrive pas, par contre j'ai assez de facilité à la déclencher aux autres.
Il me semble avoir vu quelque part une sous rubrique rencontre, mais je ne la trouve plus. Si l'un (ou plutôt l'une d'entre vous) est tenté par cette expérience intéressante, je suis disponible.
J'ai précisé "plutôt l'une", car j'ai constaté que cette possibilité était beaucoup plus facile aux femmes. Cela a peut être un rapport avec le fait qu'elles sont sensées fonctionner beaucoup plus sur le lobe droit du cerveau, qui est la partie abstraite de l'individu et nous sur le lobe gauche, celui du concret. Connaissant l'humour de certains, je rappelle que j'ai 60 ans, que je suis marié et qu'il n'y a pas là un piège d'obsédé sexuel. Surtout que cet essai entre membres vous sera relaté ensuite.
Je précise aussi, que toutes mes "interventions" de ces 15 dernières années, ont été et seront toujours bénévoles. Ce n'est donc pas dans un but commercial que je fais cette proposition. Je trouve intéressant, pour le forum, de passer de la théorie à la pratique.
J'habite dans la région d'Aubagne, à 30 kms de Marseille.
Francis
PS : J'espère ne pas déclencher, par cette proposition, un déferlement de posts critiques. Ma démarche est simplement sincère, surtout queje ne peux garantir un résultat. Ce sera pour moi l'occasion de rencontrer un autre membre de ce forum de chercheurs.
Le 16 décembre 2006.
Coucou, nous avons partagé cette expérience avec Francis vendredi après midi et j'ai dailleurs hâte de la partager avec vous tous... seulement il va me falloir un certain temps pour remettre tout sur le PC donc je ne vous posterai ça que mardi.
Si je souhaite le raconter sur le forum c'est que je sais que beaucoup ici me connaissent et ont assez confiance en mon jugement pour savoir que je ne suis pas là pour raconter une jolie histoire, rire et ça a été un moment tellement magique et intense que je voulais en rendre compte,uniquement pour la beauté de l'expérience...
Tout ce que je peux dire, c'est que le doute n'est plus permis, la communication est bien réelle et complice même. Encore plus pour moi qui ai eu la chance de pouvoir aider ma tante disparue. Je sais bien qu'on est incroyablement limité par les mots mais j'essaierai de décrire au mieux tout ce qui s'est passé en espérant que l'émotion sera partagée. Voilà !
J'ai littéralement décollée du sol. Je remercie Francis (même s'il s'en offusque) et qui de droit de m'avoir permis de connaître un tel moment. C'est comme une porte qui s'est ouverte, un évènement qui s'inscrit naturellement pourtant. Bon, je repars digérer tout ça, rire. A mardi.
Delhfe.
Je dois dire que durant toute la matinée, c’était dans un état bien particulier qu’il m’est arrivé de ressentir déjà par 2 fois et qui sont à chaque fois annonciateurs d’une expérience à venir (comme ma 1ère projection en toute conscience) Je me sentais comme dans du coton, décalée dans mon corps, comme dans un rêve, vibrante d’énergie et tremblante avec bouffées de chaleur…
Avant de commencer, nous avons convenu que je ne parlerai pas directement à l’âme égarée, je ne serai que le canal et seul Francis qui en a l’habitude pourrait s’adresser à elle… Je suis donc restée le plus calme possible et le plus important, restée comme une page blanche et mettre de côté ses propres émotions et réaction. Rester en ouverture totale, faire don de soi en quelque sorte…
Je vais donc raconter tout ce qui a pu se passer, étape par étape, pour que vous saisissiez bien le fil conducteur et en quelque sorte la «méthode » qui n’est pas plus difficile que la simplicité et le cœur.L’essentiel étant de resté ouvert et disponible, sincère et humble.
Francis invite une âme égarée en demande à nous contacter si elle se sent prisonnière du plan physique et qui aurait besoin de s’élever. Il lui propose notre aide en disant que nous ne faisons ça, ni pour briller, ni pour des sensations fortes mais uniquement pour l’aider et que nous resterons tant qu’elle n’aura pas réussi à se libérer. Une entité répond favorablement par des secousses très légères dans ma main. Comme nous procédons par téléphone, je dois tenir Francis au courant des réactions. Durant tout le temps l’ambiance est restée très détendue, nous plaisantions même à trois, rire. Parfois c’était nerveux, certes… Donc le crayon bouge un peu, légers gribouillis. J’essaie de tenir le stylo le moins possible, qu’il repose simplement entre mes doigts. Je suis déjà interloquée qu’il y ait eu cette réaction mais je n’analyse pas, je continue sur la même note.
Francis l’encourage (rire) et l’âme répond favorablement. Il lui dit « allez, si tu veux communiquer, concentre toi et tire un trait de gauche à droite »… ce fut chose faite. Mouai ! Je commence à ressentir cette présence intérieurement. Francis pressent que c’est peut être une femme et se reprend à chaque fois. Il va même se tromper de nom en me parlant et va prononcer un prénom particulier, mais je ne l’ai pas entendu à ce moment là. C’est un prénom féminin.
L’entité est très émue, je la ressens dans mon corps. Elle y prend goût et trace des traits, des montagnes, des ronds dans tous les sens. Mon corps est pris de spasmes très forts (je décolle vraiment du sol !!! mdr). Je la sens émue et toute surexcitée. Francis lui propose de communiquer par écrit en commençant par des oui/non. Donc en réponse à plusieurs questions, NON elle ne savait pas qu’elle pouvait communiquer avec nous par ce biais … NON elle n’est pas très heureuse où elle est. Ce sont les premiers mots écris. Francis lui dit que comme moi elle débute et que nous devons apprendre en même temps. Donc on y va progressivement. Les OUI sont tout à fait lisibles à mon grand étonnement.
Les vibrations de l’entité sont ressentis tellement fort dans mon corps que je suis prise de spasmes de plus en plus fort, je sais que je ressens ses émotions car moi, je reste mentalement imperturbable et calme, malgré le fait que je suis soulevée du tapis, c’est très fort. Je suis en transe,beaucoup d’émotions, beaucoup de larmes coulent mais c’est du bonheur. Je découvre.
Ce qui est drôle, c’est qu’il y a vraiment des réponses aux demandes de Francis. Elle arrive à se calmer à sa demande et à se canaliser pour pouvoir écrire. Il lui demande d’écrire son prénom. Ce qu’elle fait mais avec trop d’excitation et d’émotion, c’est un peu tortueux et difficile à lire. Chaque fois que je tiens le crayon, j’ai les yeux fermés et je découvre aussi, je suis en attente de chaque lettre. Je décolle encore du sol, elle veut vraiment communiquer. J’essaie de déchiffrer et je crois lire Daniel (car il y a 2 gribouillis ronds) c’est le nom de mon père. A peine Francis lui demande de mieux se concentrer pour écrire, à peine ai-je le temps de réaliser qu’il s’agit peut être du nom de ma tante Muriel (qui s’écrit bien ainsi) … que l’âme écrit d’elle-même, de la façon la plus lisible qui soit le prénom Muriel !!! C’est bien ma tante. Écriture enfantine mais tout a fait claire. Émotions, tremblements, larmes, joie… Ca y est, on a enfin la réponse, tous les 3 nous savons et arrive le moment des retrouvailles intenses. Je la sens comme une enfant heureuse et soulagée. Comblée de cette incroyable rencontre. Bingo,Francis a lui-même les larmes aux yeux, c’est le prénom Muriel qu’il avait prononcé par lapsus tout à l’heure, alors que je ne l’avais pas entendu.
Il lui demande d’écrire si elle a un message pour moi et ça repart. J’ai les mots dans la tête une fraction de seconde avant qu’elle écrive. Toujours les yeux fermés instinctivement. « Je t’aime. Je suis fière de toi » C’est la folie, la joie. Ce n’est donc pas une légende, rire, il faut bien prévoir le verre d’eau et les kleenex, rire. Elle s’emballe et le stylo fait des va et vient super nerveux dans tous les sens, c’est incroyable. Je la sens heureuse et excitée, mon corps est secoué dans tous les sens, c’est la débandade, rire.
Puis ça se calme. Francis demande si elle a des difficultés à écrire comme c’est nouveau et si elle préfère essayer un nouveau moyen de communication. A ce moment là, ma tête bascule frénétiquement vers l’arrière de plus en plus vite. Et moi je le perçois comme un OUI. Nous tentons de communiquer par la voix… je sens que ça veut sortir mais ça coince. C’est comme une boule dans la gorge, je suis sur le point d’accoucher de quelque chose mais trop de pression, puis je n’y connais rien, donc ça ne sort pas, rire. Apparemment on saute les stades habituels de communication pour une débutante…( ?) On laisse donc le stylo de côté. J’essaie de restée vraiment comme une page blanche et de m’éloigner de moi pour lui être entièrement disponible, je suis le courant.
Francis lui redemande si elle est bien heureuse là où elle est et cette fois elle réponde oui. Toujours des balancements de la nuque vers l’arrière mais je sens que ça s’emballe. (Il me dira par la suite qu’il a eu l’intuition qu’elle mentait pour ne pas me blesser ou m’inquiéter). Elle avait dit NON la première fois d’ailleurs par écrit. Elle dit être dans la lumière et être heureuse (tout ça toujours avec mouvements de tête et corps toujours secoué dans tous les sens). Je suis balancée d’avant en arrière, parfois ma tête fait des rotations.
On continue donc par la pensée vu que par la voix ça ne marche pas. Et puis j’avais reçu ses quelques mots par la pensée pendant qu’elle les avant écrit, alors on tente ainsi… Je trouve mes marques peu à peu en m’ouvrant comme une page vierge et en la laissant me donner ses mots. On commence simple avec des OUI/NON. NON, ma tête bascule vers l’avant, vers le sol avec sensation de lourdeur. OUI, ma tête part vers l’arrière avec légèreté et positivisme.
On passe aux mots par la pensée et stupeur, les mots et bouts de phrases viennent en s’imposant à moi et mon esprit, avec l’émotion ressentie, la sienne.
Elle réagit vraiment au demande, c’est interactif, rire. C’est un réel moyen de communiquer. Elle a finit par avouer qu’elle n’était pas montée à la lumière. L’intuition de Francis se confirme donc, elle ne voulait pas avouer que non pour ne pas me faire de peine. Je prononce avec une petite voix les mots qui me viennent intérieurement, à demi mot tellement je suis incroyablement surprise et prudente. Et pourtant les mots s’imposent à moi, je suis complètement à l’écoute. Voilà les mots que j’ai reçu : Je ne veux pas partir (de ce plan) J’ai peur de vous quitter. Je ne suis pas heureuse (proche de ce plan) J’en ai besoin (de m’élever).
Tout s’emballait. Tremblements, je sentais dans tout mon corps son émotion, ça partait en vrille, elle comprenait qu’on allait l’aider, qu’elle allait enfin s’élever et tout ça faisait beaucoup à assimiler. Mais ma tante était justement une grande personne, avec une grande âme et je n’aurai jamais imaginer qu’elle est pu rester ici pour sa famille. Et apparemment aussi pour moi puisqu’elle me suivait de près. D’ailleurs pendant presque toute la séance j’ai été secoué dans tous les sens …
Francis lui a dit qu’on était là pour l’aider à monter et qu’on ne la laisserai pas tomber avant qu’elle aie réussi. De se calmer à d’avoir confiance. Que si elle voulait me transmettre un autre message, qu’elle me le dise. Apparemment si elle est restée là depuis 5 ans, c’est aussi pour m’aider et veiller sur moi. Elle m’a dit : Je t’aime. Je ne te quitte pas. Tout ira bien. Et là, j’ai vu l’image d’un bébé, un petit garçon (j’ai toujours eu cette intuition) et mon ventre s’est activé incroyablement. J’étais en pleurs car ce qui se passait était géant. Elle a dit aussi : J’en ai besoin (de m’élever) Francis lui demande ce qu’elle ressent : soulagement, impatience. D’ailleurs je suis à nouveau secouée et je décolle bien du sol.
Autant je ne m’attendais à rien, merci la pression (Rire). Envisager déjà que le stylo puisse bouger, alors le reste … Pourtant ce sont bien ses mots, rien ne vient de moi, je l’aurai eu au téléphone, ça n’aurait fait aucune différence. J’ai simplement réussi à choper le truc super rapidement. Je l’écoute (la reçois) c’est le bonheur, je suis toujours secouée. Je sens quand elle a finit, elle veut y aller, mes sursauts confirment son impatience, rire.
Francis lui dit que c’est le moment. Il lui demande de m’emmener avec elle jusqu’à la lumière mais de ne pas m’emmener plus loin car ce n’est pas ma place. Il me dit à moi que ça va être démentiel et de m’ouvrir. Il dit à ma tante de fixer avec les yeux physiques qu’elle a eu un jour, un point lumineux dans le ciel. Tout à coup, j’ai l’image ! Je le vois aussi ce point de lumière. Je sens qu’elle panique. Je ressens toutes ses émotions tellement c’est puissant. J’en ris nerveusement. Francis dit : ça te semble inaccessible. Elle répond par des tremblements saccadés et paniqués. Comme un animal sauvage aux aboies. Il lui dit que tout va bien aller, de m’emmener avec elle et de me laisser là ensuite. Je vais voir et vivre tout ce qu’elle va vivre jusqu’au passage… On s’approche lentement du point lumineux. Francis demande ce qu’elle ressent : Chaleur, douceur, légèreté, lumière… Je vois que tout devient lumineux et rassurant. Francis lui demande ce qu’elle voit… nous voyons en fait. Il savait qu’un guide serait là pour l’accueillir. En effet jevois un homme devant cette lumière… J’arrive à peine à oser le décrire. Il est brun aux cheveux longs ondulés. Il porte une toge blanche. Il a les mains et les bras ouverts pour nous accueillir … On dirait une icône religieuse… Putain, je vois Jésus ! J’ose à peine le dire à voix haute car ça ne fait pas du tout parti de mes croyances. Je n’ai aucune religion et cette image me surprend, ça me semble « ridicule », je ne comprends pas. Je me sens ridicule. On arrive devant lui avec ma tante. Francis lui demande si elle a un dernier mot à me dire. Elle se tourne face à moi et là … je me vois, je suis elle et je vois mon image. C’est incroyable. Elle me dit : Veille sur la famille. Va les voir plus souvent. C’est le plus important la famille…. C’est tout à fait elle. Je pleure comme une folle, de bonheur, et puis je sens qu’elle a finit. Je la vois passer dans cette lumière et disparaître…
Je me retrouve face à cet « homme » et Francis lui demande en toute humilité s’il veut nous dire quelque chose, tout en sachant que son temps est précieux et compté. J’entends « nuit » et « étoile » Puis je sens qu’il veut aussi partir et il disparaît aussi à la suite de ma tante... Voilà, c’est finit. Elle est montée …
Bien évidemment cette image biblique était la représentation mentale de ma tante qui était croyante. Ca devient logique. Je me souviens qu’un an avant son décès, nous étions assise côte à côte à l’église à l’enterrement de mon père et elle m’avait demandé si je voyais le visage du Christ sur le mur blanc… C’était donc l’image de son paradis à elle. Je comprends mieux.
Je me suis peu à peu retrouvée et repris le contrôle de mon corps, séché mes larmes, repris mes esprits. Bien que je suis restée consciente tout au long de cette expérience. Ce qui vient de se passer est indescriptible, je ne peux que m’incliner. C’était un moment magique de pur Amour, bien au-delà de mes espérances. Je n’en avais même pas.
Les messages bien sur n’ont de sens que pour moi mais le partage en fut le plus beau cadeau. Je n’imaginais pas avoir les « capacités » de donner et de m’ouvrir à ce point. Je ne savais même pas que c’était possible. Si c’était réel même. Difficile donc devant l’intensité vécue de mettre de simples mots adéquats sur une expérience qui va bien au-delà. Je sais aussi qu’il est délicat de partager cela. Le doute et le scepticisme sont bien normaux. Si je le partage avec vous, c’est que beaucoup ici me connaissent assez pour savoir que je reste toujours honnête et objective (pour autant que j’en sois consciente, rire) voilà pourquoi je le fais, pour la beauté de ce moment si particulier.
Depuis, je me sens sereine et bien, calme. Je ne suis ni surexcitée, ni hallucinée, rire. Je suis juste bluffée et humble. Heureuse d’avoir pu aider. Heureuse d’avoir eu la chance de le vivre, tout simplement. C’était un moment indescriptible. J’ai quand même la sensation une porte s’est ouverte. Que c’était peu être mon chemin. Tout me semble si naturel. J’ai le cœur ouvert depuis et hier soir vers minuit, j’ai ressenti quelque chose que j’ai cru reconnaître. La forte sensation de recevoir une demande. Avec vibrations et légères secousses dans les jambes. J’ai simplement dit que si quelqu’un avait besoin de notre aide, qu’il attende que j’en parle et demande confirmation car je ne suis que novice et je ne veux rien faire à la légère… En réponse, j’avais de fortes pressions sur le cœur et la poitrine avec vibrations… donc… Mais cette fois, je sais comment me placer en retrait et reconnaître des émotions extérieures à moi. J’en parlerai donc avec Francis. Voilà …
Delhfe.
Ce qui m'a le plus marqué dans cette expérience, c'est le fait d'avoir, en début de séance, appelé par erreur Delhfe (ce n'est pas son vrai prénom, mais son pseudo sur forum) Muriel, alors que je n'avais pas encore fait connaissance avec cette tante qui portait ce prénom bien différent de celui de mon nouveau "scribe".
- Comment puis-je aider les humains ? - Tu disposes de cinq moyens : a) les intuitions; b) les rêves; c) les signes; d) les médiums; e) les chats. - L'intuition. Tu aiguilles ton client vers ce qu'il doit faire, mais l'indication lui parvient de manière si atténuée qu'elle lui est à peine perceptible. - Les rêves ? - Évidement, nous serions tentés de leur apporter directement par le biais des rêves les solutions à leurs problèmes. Or, nous n'en avons pas le droit. Nous devons passer par un discours onirique au cours duquel nous glissons l'indication sous une forme symbolique. Si ton client est en danger, par exemple, tu lui feras rêver qu'il perd ses dents et ses cheveux. Le problème avec les rêves, c'est que soit ils les oublient au réveil, soit ils les comprennent de travers. Pour faire passer le message, il faut parfois s'y reprendre plusieurs nuits de suite à l'aide d'histoires symboliques différentes mais en conservant toujours le même noyau d'information. Le grand talent des anges consiste à être les metteurs en scène des rêves. Chaque client a son propre mode de référence qu'il importe d'utiliser à bon escient. C'est pour cela que tous les ouvrages répertoriant une symbolique générale des rêves sont nuls et non avenus. - Les signes ? - Ils fonctionnent à la manière des intuitions. Il s'agit d'interventions directes, mais qui ne marchent pas à tous les coups. Autrefois les humains prenaient leurs décisions en observant un vol d'oiseaux ou en consultant les entrailles d'un poulet. Pour nous c'était plus facile. A présent, c'est à nous d'inventer des signes. Un chien qui aboie pour signaler qu'il ne faut pas se diriger par là Une porte rouillée qui refuse de tourner sur ces gonds - Les médiums ? - A utiliser avec parcimonie. Les médiums sont des humains qui ont reçu la faculté de percevoir la voix des anges. Mais deux écueils demeurent. D'abord, ils nous comprennent parfois de travers. Ensuite, il leur arrive de profiter de leur don pour exercer un ascendant sur les êtres qui les écoutent. A n'utiliser donc que dans les cas désespérés. - Et les chats !
- Les chats sont pour la plupart un peu médiums. Avantage sur les humains, ils ne tirent de leurs facultés ni pouvoir ni argent. En revanche, inconvénient majeur : ils ne parlent pas et ne peuvent lancer d'avertissements directs.
PS : Mes deux matous, Lola et Garfield, qui gardent mon étagère romaine.
Extrait de "l'empire des anges" de Bernard Werber.