Un passage.
22/9/2009
C'était à la mi-juin 1989... Quelque
chose de très fort m'habitait ce soir-là ... Une aspiration à m'offrir
au Divin, un élan silencieux qui portait tout mon être ; sans pour
autant que cela ne résulte de quoi que ce soit d'extérieur. Je me
couche avec cette aspiration, souriant... Juste cet élan. Et
puis durant la nuit je me réveille, dérangé par un engourdissement du
bras sur lequel était appuyée ma tête. Je décide donc de me retourner
dans le lit pour prendre une position plus confortable et reprendre lÃ
où j'en étais resté. Un petit moment passe et je m'aperçois qu'en fait
je n'ai pas bougé. Je m'interroge tranquillement car je pressens de
quoi il est question, et j'essaie de ne pas m'énerver parce qu'en fait
je ne supporte pas les sorties hors du corps. J'essaie donc de bouger
encore : rien n'y fait. Donc j'ouvre les yeux, mais je n'en ai
pas. Je suis tel une boule d'énergie dans la chambre, en train pourtant
de me regarder dans le lit. Et effectivement : la position du corps n'a
pas changé. Une image m'apparaît : au milieu d'une salle blanche
je vois une nonne en train de verser de l'eau claire et pure dans un
bassin en marbre blanc. Et puis rapidement l'image ne se dissipe pas
mais se voile très légèrement, comme si je regardais cette scène
derrière une vitre un peu embuée. Une idée me vient subitement :
rejoindre ce personnage là où il se trouve. J'aurais mieux fait de
m'abstenir. D'un seul coup je suis happé dans une sorte de
passage. Ce n'est pas un passage extérieur mais quelque chose qui est
dans mon corps. Je ressens en effet à nouveau le corps physique mais je
ne l'ai pas pleinement réintégré : je suis quelque part au-dedans. Dans
ce passage, immédiatement se déploie un mouvement d'énergie immense,
tout puissant, et je suis en plein milieu du faisceau de force que je
vois monter très haut au-dessus, tel une colonne sans fin de lumière.
Je ne saurai décrire avec les mots justes la puissance que je ressens Ã
ce moment-là et qui sincèrement m'impressionne. Ce courant de force est
tel que je ne peux lui résister. Il est à la fois toute lumière,
étincelant; en même temps il est son car j'entends un son que je ne
saurais décrire; et il est aussi mouvement car je sens que tout ce qui
se trouve autour de lui est emporté dans son inexorable impulsion.
Pendant une ou deux secondes mes yeux physiques s'ouvrent et je vois
mon corps bouger de spasmes, comme s'il était traversé par un ouragan
des pieds jusqu'à la tête. L'épiderme de mon ventre, de ma poitrine
ondule comme si cet ouragan le soulevait en faisant des vagues. Puis
je suis naturellement "attiré" au centre du faisceau qui pour moi fait
environ une centaine de mètres de diamètre, et je commence à monter...
Sans grand effort puisqu'à vrai dire je n'avais guère le choix. Je
ne suis plus dans mon corps ; l'expérience me fait rapidement
comprendre que quelque chose me fait monter à travers les plans
subtils. Je vois les divers plans dont nous parlons régulièrement ici,
sur le forum, mais avec un champ de vision sur 360 et étendu sur
l'infini. En effet, je traverse lentement les plans un à un, en voyant
à la fois les détails et l'ensemble (difficile à expliquer). Et
toujours dans ce faisceau de lumière... J'arrive sur un plan où
se trouve les hiérarchies que certains ici connaissent, notamment Ã
travers les écrits de DK - en référence à A. Bailey. Sans que le
mouvement lent et ascendant ne s'arrête, je vois des milliers d'êtres
qui sont tous rassemblés sur un cercle en pierre gravé d'une multitude
de symboles sacrés avec en son centre un vide par lequel passe le
fameux faisceau en lequel je monte, et plusieurs maîtres autour du
faisceau. Et je continue à monter... Je passe ainsi de nombreux
plans, toujours en me demandant ce qui peut bien se passer. Le faisceau
est tout aussi puissant qu'au début, il semble ne pas avoir de fin. Par
contre mon corps est très très loin. Et puis l'espace devient
toujours plus lumineux, moins "habité" par les multitudes d'êtres qui
parsèment les plans. Par contre ce sont de grands êtres, immobiles, que
je commence à découvrir. Et je continue à monter, toujours plus haut. J'arrive
enfin sur un plan où tout s'étend à l'infini, intemporel et sans limite
aucune. Je "sens" être arrivé au sommet des mondes, un peu comme un
alpiniste qui serait parvenu au plus haut sommet que puisse porter la
Terre. Le faisceau est toujours là mais sa puissance n'est plus
dérangeante. Je suis stabilisé sur ce plan. Il n'y a rien que le
silence, l'immobilité; une vastitude de paix. Je vois des galaxies, des
mondes, des vastes consciences, de grands êtres, des divinités. Aucun
temps, aucun son, aucun mouvement... Il n'y a qu'une conscience
vivante, et plus rien au-delà . Puis quelque chose vient se
placer au-dessus de moi, mais je ne vois pas ce dont il s'agit. La
sensation que j'ai, un peu ridicule, est celle du plongeur sous-marin
qui entre dans une cloche renversée en verre. Je sens qu'il s'agit d'un
corps. Je n'en perçois pas la nature mais je sais que ce qui se passe
est nécessaire. Je regarde au-dessus de moi : il n'y a rien.
Partout autour il y a des univers entiers, dont le lent mouvement est Ã
peine perceptible et pourtant bien réel. Mais au-dessus il n'y a rien.
Rien du tout. Soudain, pourtant, un passage s'ouvre dans ce
"rien". Ce passage n'a pas de forme que je pourrais décrire : ce n'est
ni une porte, ni un tunnel, ni quoi que ce soit. C'est comme un rideau
qui se lève sur une autre réalité. Derrière cet espace qui s'est ouvert
dans ce "rien", je suis face à ce que je ne pourrai jamais décrire de
toute ma vie. Quelque chose qui n'est que lumière, qu'énergie, que
force, que vie, et bien plus que tout cela à la fois. Je sens une
présence transcendante, impersonnelle, d'une vastitude si immense, sans
début ni sans fin. Un océan de feu vivant sans limite ni sans âge. Et
tandis que j'entre en résonance avec Cela, je sens que cette Conscience
perçoit ma présence et "se tourne" vers moi. Comme si le regard d'un
être éternel se dirigeait vers moi. Je sens son attention arriver
jusqu'à moi, et le reconnais comme "mon père, mon origine". je perçois
en lui l'absolu, et bien plus encore. Contre toute attente le
mouvement d'ascension reprend. Et je traverse lentement ce passage. Je
ne vois pas ce qu'il y a au-delà : il n'y a plus rien que Lui. Mais
j'entre... Et soudain j'ouvre les yeux : je suis allongé dans mon lit. Marc.
Catégorie :
Témoignages de visiteurs et beaux textes.
Commentaires
Edib, le 22-09-2009 Ã 17:14:06 :
Génial
Expérience étonnante ! Merci de nous la faire partager ;)
reiyelle, le 22-09-2009 Ã 13:41:12 :
réponse
Comme par "hasard", je lis ce témoignage, très fort et bien décrit, alors que je viens juste de terminer la lecture d'un livre qui m'a bouleversée, "souvenirs de l'au-delà" du Dr Newton, qui y a consigné les dialogues entre lui et ses patients, en régression, non pas comme usuellement dans leurs vies antérieures, mais sur ce qui se passe entre deux réincarnations, avec des deions correspondant à ce témoignage, sur le fameux faisceau et les ''hiérarchies", ainsi que sur ce qu'est vraiment "la Source".