Mes parents ont divorcé j’avais 1 an et je n’ai jamais connu mon père. Lorsque j’ai voulu retrouver sa trace à l’âge de 15 ans, il était mort depuis 1 an ! Décidément... Entre temps, étant devenue moi-même le cauchemar de ma mère en tant que fille de l’homme qui l’avait fait souffrir, je n’étais donc pas la bienvenue sur ses genoux. J’ai donc été ballotée de nourrice en nourrice et je ne voyais ma mère qu’une demie journée tous les 15 j.
Vers l’âge de 6 ans elle m’a mise en pension chez les parents de son 2ème mari en haute montagne. Ainsi, je ne la voyais plus qu’aux grandes vacances pour 3 semaines. J’ai donc vécu dans une nature splendide, propice à la méditation. La vie était très simple mais, quelque part ce fut un cadeau. En effet, j’ai appris très tôt les vraies valeurs et cela me sert encore aujourd’hui. Des jouets de noël, il n’y en avait pas. Je me souviens encore que je jouais « à la marchande » avec des vieilles boîtes de conserve (les temps ont bien changé) J’avais un amour infini pour mes petits moutons et mes petites chèvres qui me le rendaient bien. J’ai reçu une éducation très catho (catéchisme, messe, vêpres). Heureusement, le curé était très sympa, il venait jouer à la belotte à la maison avec sa bonne. Je n’ai jamais vu une seule maison fermée à clef, pour la bonne raison qu’il n’y avait pas de voleurs. C’est un bon départ pour démarrer dans l’innocence ! Ce sont pour moi des bons souvenirs. Je pouvais aussi rester des heures à contempler la beauté de la nature, écouter le bruit de l’eau du torrent dévaler la montagne, sentir le parfum des myrtilles, des fleurs sauvages, du blé, des sapins... Un vrai régal. Encore aujourd’hui, je ferme les yeux et hop je retrouve toutes les sensations.
J’ai donc appris très tôt, de façon naturelle de par mon côté contemplatif, à développer une vue « grand angle », une oreille et un odorat très affinés.
A l’âge de 15 ans, j’ai quitté la montagne pour venir poursuivre mes études à Paris. C’était donc le moment pour moi tant attendu d’être enfin près de ma mère et mon beau-père que j’adorais. Malheureusement ma mère l’a quitté 6 mois après ma venue. Enorme choc pour moi. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’avais décidé de retrouver la trace de mon père biologique dont je parle plus haut. Du coup comme il était mort, je n’avais plus de père du tout !
Après s’être débarrassée de son second mari, ma mère s’est libérée une fois de plus de moi en m’émancipant à l’âge de 16 ans officiellement devant un Tribunal. Grande période de frayeurs de toutes sortes à cette époque. Moi qui venais d’un endroit sécurisant, je me retrouvais tout à coup dans un monde menaçant.
Je pense que cette période de ma vie a été tout aussi importante que la petite enfance et fait développer en moi le mode « survie » ainsi qu’une faculté d’anticipation sur les évènements et les personnes, que je ne comprend qu’aujourd’hui avec le recul et l’analyse.
Pour la période qui suit, je vais faire court. Etudes de droit, travailler aussi le soir pour gagner un peu d’argent ; mariée à 20 ans, 2 enfants, divorcée 10 ans plus tard.
A 31 ans j’ai rencontré un homme que j’ai profondément aimé et j’ai perdu le fils qu’il m’avait donné à 6 mois.
C’EST LA QUE TOUT COMMENCE
J’ai fait une très grosse dépression qui a duré 1 an. Mon corps n’acceptait d’autre nourriture que des yaourts liquides, les plus puissants somnifères ne venaient pas à bout de moi. Après un an de bataille avec mon malheur, j’ai pu reprendre mon travail et une vie à peu près normale auprès de mes 2 autres enfants.
Et puis est arrivé ce jour que je ne risque pas d’oublier : c’était un samedi après midi, j’étais avec mes 2 enfants. Je rangeais des vêtements dans la penderie et tout à coup j’ai vu une scène horrible toute en couleurs et j’ai crié « mon Dieu, il va se tuer, il est coupé en 2 » Dans ma vision (c’était la 1ère fois que cela m’arrivait) je voyais un homme et une petite fille à côté de lui (les 2 visages étaient flous) dans une voiture qui roulait sur une nationale. J’ai vu un tracteur arriver d’un chemin sans s’arrêter. J’ai vu que le conducteur de la voiture, ne pouvant éviter le choc, a orienté son véhicule de telle manière que la petite fille soit épargnée.
Je suis restée là, hébétée, me demandant ce qui m’arrivait. J’ai passé un sale w.end où cette vision ne me quittait pas. Le lundi j’ai reçu un coup de téléphone : un de mes amis s’était tué en voiture et sa fille n’avait rien. Tout s’était bel et bien passé comme dans ma vision, dans les moindres détails.
A partir de ce moment là, les visions se sont faites plus fréquentes, de plus en plus fréquentes, de plus en plus précises et, ce n’était pas toujours des bonnes nouvelles. J’étais très perturbée car cela m’envahissait. Un jour, j’ai rencontré une vieille dame qui était devenue médium elle aussi à la suite de la mort d’un enfant. Une mamie adorable, pleine d’amour. Elle m’a donné dans les mains son collier en me demandant de laisser dire ce que je voyais... ce que je vis était juste. Elle me conseilla vivement d’appeler, comme elle l’avait fait pour elle-même, un parapsychologue très connu, afin qu’il m’aide à structurer ma médiumnité pour pouvoir l’intégrer dans ma vie de tous les jours, sinon je risquais d’en tomber malade. Je m’exécutais donc, et après un très long entretien au téléphone avec lui ponctué par des tests, il me dit qu’il était d’accord pour me prendre parmi ses élèves. C’était un saint-homme, d’une humilité incroyable. Il a beaucoup aidé à retrouver des personnes disparues, a écrit beaucoup de livres.
Un jour il a décidé de prendre sa retraite et a donné « le flambeau » à une de ses anciennes élèves qui, il faut le reconnaître, avait des dons certains. Je suis donc devenue étudiante en parapsychologie auprès d’elle. Les cours avaient lieu le w.end et rentraient parfaitement dans mon emploi du temps. J’ai tout de suite été très amie avec tout le groupe. Il y avait aussi une autre jeune femme qui avait perdu son fils. A plusieurs reprises, ce petit garçon décédé s’est manifesté à moi pour me donner des messages très précis. Je n’ai jamais compris pour quelle raison il choisissait de se manifester à moi plutôt qu’à sa mère. A chaque fois qu’il se manifestait il m’envoyait une odeur de bonbon « chamalow ». Sa mère m’a confirmé que c’était son bonbon préféré. J’ai vécu une belle histoire avec ce petit garçon et grâce à ses messages, sa grand-mère paternelle a pu enfin faire le deuil de son départ. Pour le coup, je me suis sentie utile à quelque chose.
Tout s’est corsé un samedi en plein cours lorsque j’ai eu une manifestation de Sainte-Thérèse De Lisieux. La prof avait en sa possession quelque chose qui avait appartenu à cette sainte. Ce quelque chose était caché dans une petite boîte et l’exercice consistait à prendre l’objet dans nos mains, les uns après les autres, et dire ce qui venait. Ce jour là (que je ne peux oublier non plus) j’ai vraiment cru que j’hallucinais, vraiment...dès que j’ai eu la boîte entre mes mains, j’ai fermé les yeux et il y a eu cette manifestation. Elle s’est nommée et a donné un message. J’étais bouleversée, je pleurais tellement l’émotion et l’énergie étaient fortes. Tous les élèves me touchaient, me prenaient dans leurs bras ; je me sentais en grande vulnérabilité, une vraie petite fille. La semaine suivante, l’attitude de la prof a changé du tout au tout. Elle est devenue agressive à mon égard, me blessant devant les autres. Je ne comprenais pas pour quelle raison un tel revirement alors que la semaine précédente elle avait manifesté une certaine joie devant l’évènement. Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris qu’il y avait de la jalousie.
Toujours est-il que j’ai fini par cesser les cours, son attitude devenant de plus en plus insupportable. Je me suis dit « et bien si c’est cela être medium, je ne veux plus en entendre parler, je ne veux plus rien voir ».
A l’époque, j’avais fait faire ma photo d’aura. Elle était de couleur jaune, oranger et il y avait un peu de vert sur mon côté droit. Dans l’interprétation, la personne m’avait dit « vous avez du magnétisme qui est en train de naître chez vous, vous pourriez soigner » ! 6 mois plus tard, j’ai vécu quelque chose de pas commun : Je gare ma voiture sur une grande artère et au moment de traverser à pied, j’ai senti une intense chaleur monter le long de ma colonne vertébrale, vitesse turbo. J’ai décollé de mon corps et je me voyais grande comme un gratte ciel. Les voitures étaient petites comme un ongle de main. L’énergie est montée jusqu’au cœur, est passée dans mes bras, mes mains puis est redescendue comme elle était montée. Cela n’a duré que quelques secondes mais j’ai eu la peur de ma vie. Les passants m’ont assise sur un banc, je devais avoir une tête d’effrayée ! A l’époque, je ne savais pas du tout ce que j’avais vécu. Je n’avais pas d’explication, je n’avais rien fait de particulier pour provoquer un tel phénomène. Toujours est-il qu’à partir de ce moment mes mains se sont mises à me démanger énormément Quelques temps après j’ai eu l’occasion de refaire une photo d’aura à un salon de médecine naturelle et là surprise, mon aura était devenu tout vert avec un léger filet de bleu pale en contour, au dessus de ma tête. Voici comment la personne qui a pris ma photo l’a interprétée : »vous avez un aura de guérisseur avec l’énergie d’une sainte au-dessus de vous. C’est la 1ère fois que je vois une chose pareille. Vous avez dû vivre un évènement pas commun, une montée de kundalini. Je vais faire un conférence dans une 1h. Accepteriez vous d’y venir et que je parle de votre aura ? c’est impressionnant. » Déjà à la prise de photo, il y avait tout un attroupement autour de moi lorsqu’il y a eu l’interprétation. Puis à la conférence quand elle a parlé de moi elle a dit « voici une jeune femme qui est medium et guérisseur et elle a l’énergie d’une sainte qui travaille avec elle ». Elle m’a fait monter sur le podium, j’étais un peu gênée, mais bon, j’en apprenais sur moi-même, alors j’ai accepté. Cette femme ignorait totalement ce que j’avais vécu chez ma prof, ce que j’avais vécu dans la rue... c’était tout de même étrange qu’elle voit tout çà dans un aura me suis-je dit, et pourtant...
Deux mois plus tard j’ai fait un stage de développement personnel avec un homme très connu. Nous étions environ 100 personnes dans la salle. Lorsqu’il est rentré, il a regardé brièvement tout le monde et il est venu tout droit vers moi. Il s’est accroupi devant moi et me dit : »oh la là tu a un aura de guérisseur, tu a vécu une montée de kundalini ? mais tu sais, ce n’est pas fini, tu vivras encore d’autres phénomènes. » Il ne croyait pas si bien dire car quelques années après les évènements lui ont donné raison. Mais avant de raconter l’autre évènement important, poursuivons. Un jour, je vais dans une librairie et une petite voix me dit « achète ce livre » et mon bras sans que je le commande s’est dirigé vers le livre « Le pouvoir bénéfique des mains » de Barbara Ann Brennan. Je l’ai donc acheté, lu. Pour moi, à l’époque, c’était du chinois. Une autre voix m’a dit qu’il fallait que je fasse cette formation. Je me suis donc inscrite auprès de Sara Chapin, professeur de l’école Brennan qui venait faire la formation une partie en France, l’autre en Suisse. Je n’avais en effet pas les moyens d’aller faire la formation aux Etats-Unis.
Pendant les cours, j’étais moi-même impressionnée de mes résultats. Je voyais les organes, l’intérieur des os, je pouvais me promener dans un corps humain comme on se promène dans un parc. Au dernier niveau de la formation nous avons travaillé sur des personnes qui étaient venues de l’extérieur et qui avaient de gros problèmes de santé. Nous travaillions à 5 sur une personne. C’était de toute beauté, une harmonie d’amour et de concentration comme dans un bloc opératoire du ciel. A la fin de la formation j’ai eu la bougie d’or de la meilleure élève. Merci pour mon égo !
En février 2001, ma mère était hospitalisée dans un centre de soins palliatifs. Son état a empiré et elle a sombré dans le coma des mourants. Le médecin a dit à mon beau-père qu’il fallait qu’il apporte les vêtements, que ma mère ne tiendrait pas la nuit. Ce n’était qu’une question d’heures d’après lui. Prévenue par téléphone, j’ai sauté dans ma voiture. Arrivée à l’hôpital, effectivement ma mère était bel et bien dans le coma des mourants, avec une respiration haletante. Je sais ce que c’est puisque j’ai été bénévole dans un centre de soins palliatifs et que j’ai accompagné jusqu’au dernier soupir.
Là, pour moi, plus question de mère qui m’avait abandonnée. Il n’y avait qu’une seule chose à mon esprit MA MAMAN. Je me suis mise au pied de son lit, j’ai posé mes mains sur ses chevilles et j’ai prié Dieu, Ste Thérèse, mes guides, de toute mon âme. J’ai supplié de me la laisser encore un peu. Tout à coup, je me suis sentie enfilée comme 2 gants, mes mains ont bougé toutes seules et là où elles étaient posées sur le corps de ma mère, je ne pouvais plus les bouger. Cà travaillait à travers mes mains. Je voyais mes mains « énergétiques » plonger dans le corps de ma mère et des filets d’énergie couleur or. Tout autour de moi, il y avait des présences. Je peux dire que je n’étais pas seule, un vrai travail d’équipe. Le lendemain matin, miracle. Ma mère a ouvert les yeux, s’est assise et a demandé à boire et à manger !!! Tout le corps médical était en branle bas de combat, ils ont tous défilé dans la chambre de ma mère. Son médecin m’ayant vu mettre les mains sur ma mère me fit venir dans son bureau et me dit : » qu’est ce que vous avez fait à votre mère, je vous ai vu, vous aviez vos mains sur elle. Ce n’est pas possible, dans l’état où elle était elle ne devrait plus être vivante. J’ai l’habitude... » Et moi de lui répondre : « rien Docteur, c’est la magie de l’amour ». Il a bien insisté mais je n’ai rien dit. Toujours est-il que dans son dossier il a écrit : guérison inexpliquée. Ma mère a vécu jusqu’en juin de la même année. C’est-à-dire 4 mois de plus. Elle a pu partir en paix et dans l’amour avec moi. Oui, je remercie l’univers, mes guides, d’un tel cadeau. S’il me fallait des preuves, j’ai été bien servie.
En novembre de la même année, Sara Chapin, ma prof de médecine énergétique, revenait en France pour un complément de formation, elle-même ayant évolué dans ses recherches, voulait nous les partager.
C’était génial de tous se retrouver. Après la France, elle devait aller à Amsterdam pour enseigner. Avant son départ elle m’a fait un soin avec ses petites mains vertes. Nous nous sommes embrassées, je suis rentrée dans ma ville et elle est partie pour Amsterdam.
Lorsque j’ai pénétré dans ma maison, il y avait ma fille et 2 amis qui m’attendaient. Là, je me voyais plus grande qu’eux d’à peu près 60cm et dans cet espace, il y avait une énergie cotonneuse. Ils m’ont regardée et m’ont dit que mon visage avait changé, qu’on dirait que j’avais fait un lifting, que j’avais les yeux transparents comme le Christ !!! Je sentais de grandes transformations dans mon corps qui me réclamait 6 à 7 litres d’eau par jour, je me suis mise à boire du lait moi qui ne le supportais pas.
Je vivais à 2 rythmes différents dans la journée : En fin d’après midi vers les 17h jusqu’aux environs de 21h j’étais dans un état de stress épouvantable. J’avais la sensation d’absorber tout le stress des gens dans les embouteillages et les tensions de toutes les habitations. Vers 22h, au moment où les gens se couchent, que les énergies se calment, je rentrais dans un état méditatif de haut niveau. J’écrivais en écriture automatique des choses assez surprenantes
Un soir, je me suis vraiment sentie très mal, à tel point que ma fille et mon gendre m’ont emmenée aux urgences. J’étais dans un état de panique. Je me sentais mourir et mon cœur battait à 100 à l’heure. Arrivée aux urgences, il y avait un monde fou, la grève des médecins. Tous étaient stressés et moi j’absorbais en plus tout ce stress. On m’a mis dans une pièce pour m’examiner et le médecin voulait absolument que je boive un liquide pour me calmer. Chose que je refusais catégoriquement car dans mon esprit, à ce moment précis, si je buvais ce liquide j’allais mourir ! Au bout d’un moment j’ai fini par céder car j’étais à bout de forces. Je me souviens très bien m’être dit en buvant le liquide : « j’accepte de mourir ». J’avais à peine fini de boire que je me suis vue partir par les pieds et j’ai sombré dans un sommeil jusqu’au lendemain matin où, j’étais de nouveau en paix...
Pour la petite anecdote, j’ai reçu un courrier 15 jours plus tard, m’annonçant le décès de Sara Chapin qui s’était éteinte le même jour et à la même heure où j’avais été hospitalisée !!! C’est curieux car à aucun moment quand je me « débattais dans la mort », je n’ai pensé à elle. Et pourtant, j’ai vraiment vécu sa mort en direct dans mon corps. On appelle cela un phénomène de synchronicité parait-il. Que m’avait-elle déposé dans mon corps lors du soin qu’elle m’avait fait avant de partir pour Amsterdam ? je n’en sais rien. Est-ce que cela a un rapport ? je n’en sais rien. M’a-t-elle appelée en télépathie ? (elle était médium elle aussi), je n’en sais rien. Je n’ai jamais eu la réponse mais c’est tout de même troublant.
Je suis donc rentrée chez moi le lendemain midi. Mais çà ne s’est pas arrêté là. Je sentais des choses inhabituelles dans mon corps et j’avais peur qu’il se passe quelque chose qui ressemblerait à ma 1ère montée de kundalini. Je demandais donc à un ami psychologue de pouvoir dormir chez lui. Le pauvre, il n’a pas pu dormir de la nuit. Et moi donc ! Alors voilà ce qui s’est passé : je buvais de l’eau, et encore de l’eau, j’allais aux toilettes et je partais en écriture automatique des choses sur des passages de la bible alors que je ne l’ai jamais lue. Mon ami lui, oui l’avait lue. C’est un vrai puits de science à lui tout seul.
Tout à coup, mon corps s’est mis à trembler comme un marteau piqueur, j’étais terrorisée de peur. Mon ami m’a allongée contre lui pour me rassurer. Les tremblements ont duré un bon moment, et tout à coup il y a eu une fusion qui s’est faite entre nous deux. J’ai vu et senti physiquement comme si deux œufs rentraient l’un dans l’autre. Une énergie puissante est montée le long de ma colonne vertébrale mais cette fois ci elle m’a traversée de bas en haut. J’ai entendu à travers le ventre de mon ami un « je t’aime » mais pas d’une voix bizarre, inhabituelle. Ensuite, j’ai vu, en haut de nos 2 têtes, le visage du Christ. J’ai reçu en moi un immense amour comme jamais je n’avais ressenti de ma vie. L’énergie était de couleur bleu cobalt avec du blanc doré autour. C’était féérique, doux. Jamais je ne me suis sentie autant aimée. C’est inoubliable pour moi. Je me suis endormie au petit matin, en totale paix. « L’accouchement » aura duré tout de même toute la nuit !
A partir de ce moment là, les gens que je croisais me regardaient comme si je dégageais quelque chose, se retournaient sur mon passage. Je me souviens qu’un jour je suis allée au mac’do pour manger vite fait une salade. Il y avait une dame qui faisait la queue avec sa petite fille qui devait avoir aux environs de 3 ans. La petite me fixait, me souriait, sa mère qui n’avait rien vu, la tirait par la main pour avancer mais elle restée fixée sur moi. Les enfants sentent et voient les auras, ils sont encore dans un état de pureté et d’innocence.
Quelques jours après, je sentais une odeur de gaz très puissante dans les rues de mon petit village. Cette odeur ne me quittait pas, même si je bougeais à 30kms ! Une petite voix me disait : »çà va exploser ». Ma fille vint me voir et elle a voulu allumer le chauffage au gaz car elle disait qu’il faisait froid dans la maison. Je lui dit « non çà sent le gaz et çà va exploser ». Elle m’a regardée et m’a dit « mais maman tu es folle ou quoi ? çà ne sent pas du tout le gaz ». De par le miroir qu’elle me renvoyait de moi, je suis rentrée à nouveau dans un état de stress...et me voici encore transportée aux urgences ! décidément... Je me souviens que dans l’ambulance l’odeur du gaz se faisait de plus en plus forte. Mais comme apparemment j’étais folle, il valait mieux que je me taise. Il n’empêche que le soir même 2 maisons ont explosé à cause du gaz !!! Alors folie ou prémonition ? je vous le demande...
Bref, à l’hôpital ils m’ont attachée comme le Christ les bras en croix sanglés, les chevilles sanglées, piquée comme une bête avec je ne sais quel calmant. Ils me regardaient bizarrement, se moquaient de moi sans vergogne, j’ai même été battue, on m’a volé le peu d’argent que j’avais sur moi. Un vrai cauchemar. J’y suis tout de même restée 15 jours Un jour, mon autre fille est venue me voir, je pleurais comme un enfant, j’étais dans un état de délabrement incroyable. On ne m’autorisait même pas de mettre mes vêtements. J’avais un pyjama bien trop grand pour moi, enfermée dans une chambre d’une crasse horrible, un espèce de cachot en quelque sorte. On s’amusait de moi comme avec un animal de laboratoire. Et je n’exagère en rien lorsque je dis cela.
Ma fille a fait un véritable scandale quand elle a vu dans quel état j’étais. Elle m’a donc fait transférer dans une clinique de renommée et j’ai été prise en charge par un médecin tout ce qu’il y a de plus gentil. Il a eu grand mal à me calmer car les mauvais traitements que j’avais eus avant m’avaient complètement traumatisée. Si on est même pas en sécurité dans un hôpital, dites-moi où est ce que l’on peut espérer l’être ?
Donc, dans cette clinique, j’ai été bien traitée, les infirmières, le médecin, tous étaient aux petits soins avec moi. Lorsque j’ai raconté au médecin comment j’avais été traitée, il m’a conseillé de porter plainte, que c’était inadmissible de voir une chose pareille dans le corps médical.
Le médecin restait parfois 1h dans ma chambre à parler avec moi et m’écouter. Je me suis sentie en confiance. Alors, un jour j’ai essayé de lui expliquer les phénomènes que j’avais vécu. Bien qu’il soit très gentil, c’était un scientifique pur et dur, un point c’est tout. Il ne voulait pas entendre parler de tout çà. J’étais donc complètement « chouttée » aux médicaments. J’ai perdu 10 kgs. J’étais dans un service où il y avait beaucoup de dépressifs, psychotiques,etc... Evidemment, est arrivé un moment où je me suis identifiée à eux, n’ayant plus de repaires inverses. Donc j’ai fini par croire pour de vrai que j’étais vraiment « zinzin ». Surtout qu’un jour j’ai entendu l’infirmière parler de moi en termes de « maniaco-dépressive ». Elle n’avait pas vu que j’étais juste à côté de la porte où elle se trouvait. Trop tard, j’avais entendu. Me voilà donc étiquetée, il faut bien rentrer dans une case !
Comme je ne parlais plus au médecin de mes expériences spirituelles, tout allait bien avec lui. J’ai même été jusqu’à considérer qu’il m’avait sauvé la vie. Je suis ressortie de clinique 1 mois ½ après avec un traitement à poursuivre à la clef.
Dans mon esprit, à l’époque, si je voulais retourner dans « le monde » je devais nier la partie spirituelle chez moi, faire comme si cela n’avait jamais existé. J’ai donc vécu un bon moment comme çà. En tout cas, c’était plus sécurisant...bien triste, n’est ce pas ? j’ai donc stoppé les anti-dépresseurs progressivement. Mais je devais avoir à vie, d’après le médecin, un médicament pour réguler les humeurs. J’ai fini par stopper aussi celui là mais sans le lui dire.
J’ai été bien guidée un jour en prenant rv avec une psychologue très ouverte au spirituel. Bien évidemment je lui ai raconté mon histoire. J’ai ressenti immédiatement que j’avais frappé à la bonne porte. La preuve c’est elle qui m’a parlé du site et qui m’a conseillé d’apporter mon témoignage, que j’y trouverais compréhension et réconfort, et que ma propre expérience pouvait être utile aux autres.
Nous avons travaillé ensemble pendant 1 an. Au cours d’une séance, il était question d’aller voir où j’en étais avec ma spiritualité. Allongée sur un divan, les yeux fermés,j’ai donc, virtuellement, rencontré mon guide. Quand je me suis trouvée face à lui, mon corps physique est rentré en tétanie totale. Elle m’a guidé jusqu’à ce que je trouve la bonne distance de sécurité pour moi et je me suis calmée. Evidemment que je suis rentrée en tétanie car dans mon esprit, je m’étais en quelque sorte auto-hypnotisée avec comme drapeau « spiritualité = danger = hôpital ». Bon et bien, il fallait retrousser les manches, il y avait vraiment du travail de réparation à faire. Nous avons donc fait équipe toutes les deux comme de vraies associées. J’étais en confiance totale. Il m’est devenu clair qu’en niant la partie spirituelle de moi-même c’était une petite mort. Je vivais oui, mais j’étais devenue vide, plus envie de rien, pas de courage, j’étais en quelque sorte unijambiste.
Il m’a fallu aller travailler sur la colère envers le médecin car même s’il m’a aidée à en sortir, j’en étais quand même sortie avec une image de moi de maniaco-dépressive. C’était un peu une condamnation à vie.
Petit à petit, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux. J’ai repris contact avec ma spiritualité, j’ai eu de nouveau envie d’être qui je suis vraiment.
Début novembre 2005, j’ai eu des problèmes de tachycardie. J’ai vu un cardiologue et les examens étaient négatifs. J’étais très inquiète. Un matin, je me suis levée avec l’envie irrésistible d’appeler un grand médium, pas n’importe lequel, un des 4 meilleurs de France. Peu importait le prix, c’était comme une petite voix intérieure qui me guidait et je ne savais pas pourquoi. En effet, il n’était pas dans mes habitudes d’appeler des médiums.
Rendez-vous téléphonique fût donc pris après que je lui ai adressé ma photo. Je vous livre une partie du contenu de la séance par téléphone : Il me demande pourquoi je l’appelle ? je me dis que c’était une drôle de question, lorsqu’on appelle un médium. Il répète une 2ème fois « non mais pourquoi vous m’appelez ? vous êtes au moins aussi forte « que moi et même plus car vous, vous avez la faculté de communiquer avec des guides, pas « moi. C’est la 1ère fois de toute ma carrière que je dis cela à quelqu’un. En ce moment vous « avez des problèmes cardiaques. Voulez vous que je vous dise pourquoi vous avez ces « problèmes de santé ? parce que vous croyez que vous avez refermé votre médiumnité. Il « n’en est rien du tout. Lorsque vous êtes face à une personne à n’importe quel endroit, vous « recevez des infos sur cette personne mais vous ne ressortez pas l’information. Vous êtes « donc comme une pile qui se charge, qui se charge et qui ne se décharge jamais et le corps « explose. L’avertissement est sérieux, si vous n’exercez pas votre médiumnité vous courez à « la crise « cardiaque !!! C’est vrai que vous étiez bien partie mais votre prof a été très jalouse « de vous à « vos tous débuts. Normal, c’est l’histoire de l’élève qui dépasse le maître. « En plus vous avez un don énorme dans vos mains, vous pouvez guérir. Votre mère sortie du « coma grâce à vous, çà vous parle ? Que vous faut-il encore comme preuves ? Là vraiment « je ne vous comprend pas. Si on vous a donné ce don c’est pour vous en servir à aider les « autres. En plus vous avez une vraie écoute de qualité. Chez vous ce n’est pas la raison qui « vous guide mais le cœur et l’amour. Vous n’avez rien d’autre à faire que d’accepter. »
Et il m’a fit promettre de le rappeler pour donner de mes nouvelles en me disant que mon cas l’intéressait et il m’a demandé de recommencer à m’entraîner pour me remettre en confiance. Et bien, si je m’attendais à çà !!! pas du tout. Jamais je n’avais imaginé qu’il allait me remettre « sur le circuit ». Je me suis donc entraînée un peu partout avec des gens que je connaissais et d’autres que je ne connaissais pas. C’est vrai que je tombais juste à chaque fois !
S’est posé à moi le problème du critique intérieur : un thérapeute qui fait de la médiumnité, qu’est ce qu’on va penser de moi, çà fait pas sérieux....
A toute histoire sa conclusion. Trois ans et demi se sont écoulés depuis ma dernière expérience. Je ne prétends pas avoir encore tout compris. L’intégration peut être très longue parfois, surtout si l’on a été hospitalisé.
En effet, certaines mesures très régulièrement employées sont néfastes. Les tranquillisants et autres médications peuvent se révéler utiles dans le cas de désordres psychiatriques. Chez celui qui traverse une véritable tension spirituelle, l’action des sédatifs va à l’encontre de la confiance dans le processus. Cela ne fait qu’ajouter à la confusion et au désarroi de la personne, sans parler des risques d’effets secondaires et d’intoxication. L’administration régulière et massive de médicaments non seulement nie la possibilité qu’un individu soit sur la voie de la plénitude, mais encore véhicule le message qu’il est malade. Il en est de même pour les étiquettes psychiatriques. Sans doute, dans certains cas, de telles définitions sont-elles utiles à la classification et au traitement des personnes, mais les limites diagnostiques restent souvent floues, et de nombreuses personnes se trouvent fréquemment cataloguées à tort et même parfois par des spécialistes bien intentionnés.
Il ne faut pas oublier que nous sommes, pour la plupart, les produits d’une culture qui considère le processus de transformation comme à éviter. Aussi, lorsque cela nous arrive, nous l’interprétons automatiquement comme un mal ou une maladie. Si des spécialistes viennent ajouter à cela des étiquettes et des médicaments, notre côté angoissé prend le dessus et se conforte dans la conviction que nous sommes en proie à un phénomène très grave. Il serait essentiel que, tant l’individu que les milieux médicaux mettent l’accent sur le potentiel curatif du processus, y voient une aspiration à l’absolu et une chance d’élargir nos possibilités.
Au plus fort d’une tension spirituelle, nous nous sentons souvent si désemparés que nous accueillons avec gratitude toute assistance d’où qu’elle vienne, quitte à mettre notre existence entre les mains de celui ou celle qui prétend nous ramener à notre état habituel. Les conséquences peuvent être désastreuses.
Moi je n’ai pas choisi. Mes enfants, (je ne peux leur reprocher) ont eu si peur, que ce sont eux qui m’ont fait hospitaliser. Pour un observateur non averti, les expériences qui accompagnent le processus de renouveau sont si déroutantes que l’on serait tenté en bonne logique d’y voir les effets d’une grave maladie sur le fonctionnement du cerveau ou de quelque phénomène inexpliqué. Alors que puis-je reprocher à mes enfants qui ont tous 2 la trentaine et qui, de surcroît n’y connaissent rien à la médecine.
Le fait que des expériences dont la nature et le potentiel positifs sont manifestes puissent engendrer des crises spirituelles a de quoi rendre perplexe. La principale raison de ces complications est que la culture occidentale souffre d’une carence dans la compréhension réelle des états non ordinaires de conscience. De sorte que nous sommes incapables de reconnaître la valeur de telles expériences, donc de les accepter et de les encourager. La tendance dominante en psychiatrie traditionnelle, comme dans l’opinion publique, est de considérer qu’en matière de perception et de compréhension de la réalité, tout ce qui sort de l’ordinaire est pathologique. Dans ces conditions, l’occidental moyen ne saurait connaître un état mystique sans être amené à s’interroger sur sa santé mentale et à résister à l’expérience. Quoi de plus normal donc, que la famille et les amis abondent dans le même sens et suggèrent une assistance psychiatrique. Beaucoup de gens ont été dirigés ainsi vers des psychiatres qui se sont empressés de les classer selon des types pathologiques, d’interrompre leur expérience à coups de tranquillisants et de les installer définitivement dans leur rôle de malades mentaux.
Par contre, lorsque moi-même je me suis prise en main, j’ai choisi une thérapeute avec laquelle il y avait une résonance. Cela n’a rien à voir avec le raisonnement ni avec une appréciation morale. Il s’agit d’un sentiment de confiance mêlé d’une attirance profonde envers la personne et son travail. Je dirais aujourd’hui, avec le recul, qu’une fois de plus j’ai été guidée. Je n’ai eu juste qu’à décider de travailler sur moi, sur ce que j’avais vécu et ensuite j’ai été comme téléguidée, je n’ai pas eu à chercher. Ne dit-on pas : « quand l’élève est prêt, le maître apparaît » ?
Aujourd’hui je me sens comme « de retour à la maison », les pieds bien ancrés en terre, racines profondes et les branches orientées vers le ciel.
Depuis ma dernière expérience, j’ai pu rencontrer une personne qui a vécu une ECM dans ma région. Elle a eu la chance d’être accompagnée 24h sur 24 par des amis thérapeutes qui se sont relayés. Ainsi pas d’hospitalisation, pas de médicaments. Alors bien sur elle a récupéré bien plus vite que moi. Si une telle expérience devait se renouveler demain, j’ai l’assurance d’être immédiatement prise en charge par les bonnes personnes. Ouf !!!
En ce qui me concerne, je me dis que si cela s’est passé de cette manière pour moi, c’est qu’il y avait une raison. Ayant été de l’autre côté de la barrière, je sais à présent ce que fait la médecine dans un pareil cas. Je suis bien placée pour le savoir, et pour cause...
C’est donc mon vécu, mes intégrations, mes compréhensions que je met aujourd’hui « au service » à travers toutes les dimensions de ma personnalité, sans pour autant prétendre que ma vérité est forcément celle de l’autre
Voilà, mon récit est terminé. J’espère qu’il apportera aide à ceux qui en ont besoin, de même que les autres témoignages m’ont aidée moi aussi.
Heïdi n'a fait que passer sur un forum de spiritualité, je l'ai perdue de "vue". J'avais gardé ce témoignage qui m'avait vraiment très ému et je vois que je ne suis pas le seul.
Francis.
carmina, le 21-11-2008 à 03:16:03 :
HEIDI
Francis,
Merci de nous avoir communiquer ce témoignage poignant Cette dame parle avec son coeur Et ce qu'elle écrit peut effectivement servir à d'autres qui vivent la même situation
Peut-on la contacter?
MERCI à toi carmina
gule, le 18-11-2008 à 10:23:51 :
temoignage de heïdi
Merci pour ce témoignage émouvant, on en redemende encore.
fred.77, le 15-09-2008 à 23:56:12 :
Heïdi
Bonsoir à nouveau Francis,
son récit est passionnant. Evidemment, je désire la voir! Je suis sûr qu'elle m'aiderait. Est-ce que cela est possible, s'il te plaît?